Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) : « On n’est pas encore tout à fait à Salvador de Bahia mais c’est presque la fête au Brésil. Ça a été très long car nous avons eu beaucoup de grains…Cette nuit, ça a été extrêmement laborieux. Les deux derniers jours n’étaient pas tellement monotones et la nuit dernière il y avait énormément de choses qui se sont passées. On n’était pas trop de deux sur le pont. Je suis très fier d’avoir toutes mes voiles à ce niveau-là et peut être même d’avoir un inventaire complet arrivés à Barcelone. J’étais sur Internet pour regarder l’activité du Pot au Noir et la mauvaise nouvelle c’est qu’il est très actif mais j’espère que tout va bien se tramer. Après le Pot au Noir, on analysera le schéma pour arriver à Gibraltar et ça va beaucoup influencer la date d’arrivée à Barcelone. La bataille va se faire jusqu’à la ligne d’arrivée. Il y a de la pression et il faut savoir la gérer mais c’est un bon entraînement pour les courses suivantes ! »
Ludovic Aglaor (FMC) : « Il y a décalage entre la diffusion de l’information et quand on la reçoit. On n’est pas forcément dans les timings terrestres donc on apprend les choses tard. On navigue, c’est un jeu, c’est pour le plaisir mais je trouve que cet hiver il s’est passé un paquet de chose entre l’Afrique du Nord, le séisme en Nouvelle-Zélande et maintenant au Japon. C’est toujours étrange d’être loin de tout ça mais de savoir sans avoir l’impression de tout voir. Nous sommes à 1530 milles du Cap Horn donc on y sera vers le 18-19 mars. Ce sera mon troisième passage du Cap Horn ! J’en avais fait un à l’envers sur Gitana 13 il y a 4 ans sur la New-York – San Francisco. On verra comment ça se passera cette fois. Je ne suis pas dans l’esprit de rester à glander et faire une photo à côté du caillou… »
Alex Pella (Estrella Damm) : “Nous allons très lentement, nous avons freiné le bateau petit à petit. La dernière nuit a été assez tranquille, nous avons mangé et nous nous sommes reposés. Chaque jour qui passe, nos blessures vont un peu mieux : je ne prends plus de calmants par exemple pour les douleurs dans les côtes, même si chaque fois que je fais un effort je les sens. Pepe continue par contre à prendre des anti-douleurs, et même si chaque jour qui passe il va un peu mieux, il continue de se plaindre un peu et plus particulièrement de son genou. Dehors, nous avons 40 nœuds de vent et une mer vraiment démontée avec des vagues de 6 mètres. Cette nuit nous avions pris 3 ris et mis la trinquette avec 30-35 nœuds de vent, allant en forcissant. Le hook de la trinquette s’est cassé et est tombé à l’eau. La réparation sera relativement facile, mais nous devrons monter dans le mât. Pour l’instant c’est impossible car le bateau tape beaucoup trop et la mer est complètement démontée. »









