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    Les réactions à Dieppe

    BPI Jérémie Beyou en Irlande
    DR

    Jérémie Beyou, vainqueur de l’étape et de l’épreuve : « Je m’en veux un peu…. Paul a super bien navigué sur cette dernière étape, c’était lui qui méritait le plus de gagner. Comment gagne-t-on La Solitaire du Figaro ? Elle ne se gagne pas qu’au mérite. Elle se gagne à la volonté, il faut s’organiser pour, il faut de la niaque, se remettre en question, ne rien lâcher, de la chance. En 2009, je remporte deux étapes. L’année dernière je fais 7e, c’était honorable mais ce n’est pas ce que j’étais venu chercher. »

    « J’ai toujours eu confiance en moi et il n’y a jamais eu de doute. Je sais quels sont les moments où je vais vite, notamment au reaching et dans les hauts de range. Je connais aussi mes points faibles mais j’arrive à les gérer et la concurrence en avait plus que moi. Je n’ai jamais été effrayé par la concurrence. Pour prétendre à la gagne dans La Solitaire, de plus en plus, il faut être irréprochable. Parce qu’au bout du compte, il y a 35 minutes d’écart au général. Ce n’est pas une montagne mais derrière, ce ne sont que des poignées de 5 minutes entre chaque mec. Je suis hyper fier de ça ! Je suis quasiment le seul à avoir réussi à me démarquer, à sortir du lot. »

    « J’aimerais y revenir, oui. Mais pas pour faire de la figuration et je me dis que quand même physiquement, ça risque d’être dur… Là, j’ai peut-être gagné trois étapes, mais ça m’a mis une vraie claque. Il faut d’abord être très motivé, avoir envie de se dépasser. Une fois que tu as ça, il ne faut pas être croulant. Il faut être bien physiquement. Il faut voir comment je vieilli et que l’envie me reprenne. Mais je pense qu’elle me reprendra. »

    Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), 2e de La Solitaire du Figaro 2011
    « Jérémie (Beyou) ne m’a pas lâché de toute cette dernière étape. Un coup c’était lui devant, un coup moi : nos écarts n’ont pas excédé un demi-mille sur les 437 milles entre Les Sables d’Olonne et Dieppe et la plupart du temps, on était à cent mètres maximum l’un de l’autre… On a fait tout pareil : il avait les yeux collés sur moi et parfois on pouvait même se parler. C’était une super étape et j’étais content d’être avec lui ! Je navigue désormais dans le top ten et c’est sympa, mais il faut jouer la régularité : faire quatre étapes parmi les animateurs, c’est très satisfaisant. Mais il y a un paquet de nouveaux venus qu’il faut surveiller : Morgan Lagravière, Phil Sharp parmi les bizuths, mais aussi Anthony Marchand, Thomas Rouxel, Paul Meilhat.»

    Erwan Tabarly (Nacarat), 3e du général provisoire
    « J’aurais aimé conclure avec une victoire parce que j’étais en mesure de la faire, mais je finis sur la troisième marche du podium, et ça c’est super. Depuis le temps que je fais des places dans le « top ten » et que je n’arrive pas à monter sur le podium, c’est forcément très satisfaisant. J’ai encore deux places à gagner, mais pour cette édition, Jérémie (Beyou) était intouchable et Fabien (Delahaye) a très bien navigué. Sur cette étape, il a tout le temps fallu faire des petits coups : c’était usant parce qu’il ne fallait pas se relâcher. Le format de cette 42ème édition était très intéressant, parce qu’il y avait plein de petites options, en permanence, à cause de la navigation dans les cailloux, des courants, des bascules de vent, des effets de côte : il y avait de quoi faire.»