La deuxième nuit en mer a été totalement différente de la première pour la flotte de MOD70 engagée dans le Tour de l’Europe : du petit temps, une mer plate, des obstacles en permanence, des vents changeants et du courant de marée… La situation au large de Great Yarmouth n’est pas prête de s’améliorer et la flotte est ainsi groupée pour aborder le Pas de Calais où règne les calmes.
Les cinq MOD70 zigzaguent en direction du Pas de Calais encore distant d’une centaine de milles, dans un vent de secteur Sud-Ouest d’une quinzaine de nœuds, qui est plutôt instable en direction. Ils doivent se frayer un passage entre les rails de cargo, les champs d’éoliennes, les plateformes de forage et les zones de restriction à la navigation. Les écarts ont rétréci juste avant la nuit et se sont stabilisés quand toute la flotte a réussi à s’extraire d’une bulle anticyclonique. Reste qu’un nouvel obstacle barre la route vers la Manche : une nouvelle cellule de hautes pressions sur le Pas de Calais et il y aura donc un ralentissement sensible en début d’après-midi ce mardi.
«La situation météo correspond au routage prévu et il n’y a pas d’ouvertures en vue avant la prochaine zone de calmes qui nous attend à l’approche du Pas de Calais. Il n’y a pas vraiment d’option du fait des bouées à respecter près de la côte anglaise, mais c’est une zone de transition importante pour cette première étape. Les écarts vont rester les mêmes jusqu’à Douvres, voire un peu après car il est difficile de récupérer des milles dans ces conditions de vent. En fait, nous avons perdu quelques milles lors de la sortie du détroit de Skagerrak surtout à cause de l’état de la mer : certains ont attaqué plus que d’autres. » analysait Sébastien Josse à bord de Groupe Edmond de Rothschild.
Classement de 8h30
Spindrift Racing à 573 milles
Foncia à 5,5 milles
Edmond de Rothschild à 18,6 milles
Musandam Oman Sail à 22,9 milles
Race for Water à 33,2 milles









