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    Les Figaristes ne voient pas ça simple…

    Yann Eliès Groupe Quéguiner
    Yann Eliès Groupe Quéguiner

    Yann Eliès, Groupe Quéguiner-Leucémie espoir, leader au général :
    « J’espérais avoir un peu de répit : c’est râpé ! Cette étape ne va pas être plus facile que les deux premières. Cela fait partie du jeu et j’ai comme l’impression que ça ne va pas s’arrêter jusqu’à Dieppe… C’est typiquement l’étape où il faut dérouler son scénario. Il ne faut pas trop regarder ce que font les autres. C’est une édition de La Solitaire du Figaro particulièrement complexe : généralement, il y a une étape qui crée un peu d’écart et ensuite, les choses se simplifie. Cette fois le menu est varié ! Et beaucoup de solitaires ont encore des raisons d’y croire… Ce n’est pas fini, même pour ceux qui sont à trois heures derrière moi. »

    Armel Le Cléac’h, Banque Populaire :
    « Ce ne sera pas du tout une course de vitesse. Pour aller à l’île d’Yeu, ce ne sera pas facile. Les modèles ne sont pas tous d’accord, donc, ça va ouvrir le jeu. Vu mon retard sur le premier au classement général, je préfère avoir des conditions comme ça. Au contraire de Yann (Eliès). La course risque de durer jusqu’à Roscoff. Et puis c’est la troisième, donc il commence à y avoir un peu de fatigue. On arrive à récupérer un peu à chaque étape mais on ne repart jamais à 100%. »

    Fred Duthil, Sepalumic :
    « C’est la même approche que les deux premières étapes. Il faut réussir à extraire de sa tête le classement général. C’est la meilleure façon pour aborder l’étape sereinement. Il va falloir, encore une fois, être très observateur, accrocher un paquet sur une option et se caler là dedans jusqu’à l’île d’Yeu. Il y a une dorsale qui nous barre la route au moment du départ. Elle s’affaiblît un peu puis regonfle quand on arrive à l’île d’Yeu, ce qui favorise un peu l’option Ouest. C’est une étape hyper piégeuse qui pourrait générer de très gros écarts donc je crois qu’elle peut redistribuer totalement les cartes. »

    Alexis Loison, Groupe Fiva :
    « Ils sont tous énervés derrière moi mais je ne vais pas me laisser faire. Parce que si je suis troisième à mi-course, c’est que je dois être capable d’y rester à la fin du Figaro. Il faut que j’en sois conscient. Pour l’instant, j’ai montré de super choses et je suis très confiant dans ma vitesse, alors il faut que j’y aille sans complexe. A mi-course, plusieurs skippers ont pris une correction. On sait que la Solitaire est une course par élimination. Cette année, c’est vraiment le cas… »

    Claire Pruvot, Port de Caen Ouistreham :
    « Mon début de Solitaire est vraiment chouette. Je suis contente de mes deux premières étapes, mais ça n’a jamais été facile. Celle qui arrive sera aussi très difficile. On va partir avec un cas d’école : une traversée de dorsale. Moi, je n’ai encore jamais vécu ça. Il faudra que je sois vigilante. La pétole, ce n’est vraiment pas ce que je préfère. Même quand on était en match race, je n’aimais pas trop ça. Il faut arriver à aller vite, sans s’endormir, parce qu’il n’y a pas de rythme en fait. »

    Michel Desjoyeaux, TBS :
    « Quatre modèles météo nous donnent quatre trajectoires pas radicalement différentes, mais relativement écartées, puisqu’on se retrouve avec plus de 70 milles en latéral aux deux tiers de la remontée vers l’île d’Yeu. Donc forcément, ça peut faire de gros dégâts. Ensuite, on a toute la remontée le long de la Vendée puis de la Bretagne avec pas mal d’ouverture, enfin l’obligation de passer dans le raz de Sein. Si on arrive dans des vents faibles, une renverse de marée peut scinder la course ou la comprimer…Et sur la fin de parcours, on devrait encore avoir du petit temps en Manche. Donc, on n’est pas rendu ! Les places sont chères car il y a un très bon niveau et pas d’hégémonie. Il faut être bien inspiré. Jusque là, je ne l’ai pas été mais on va faire en sorte que ça change. »