Hélas, comme si souvent dans l’histoire de la Coupe, les passions des uns et des autres engendrent des guerres non pas sur l’eau mais devant la presse. Une belle guerre psychologique à quelques semaines de la Louis Vuitton Cup ? Ou un malaise qui menace de pourrir la fameuse été des régates promise par les organisateurs, qui se voient contraints de rembourser les billets réservés pour la première partie de la Louis Vuitton Cup ? (voir notre dépêche ici) Quoi qu’il en soit, le débat s’envenime entre Artemis et les Kiwis depuis le week-end dernier, lorsque Grant Dalton avait lancé une attaque contre Artemis dans la presse néo-zélandaise. Il accusait le syndicat suédois de profiter de son statut de Challenger officiel pour prendre le contrôle de l’organisation de la Louis Vuitton Cup.
Paul Cayard a réagi hier aux accusations de Grant Dalton en déclarant que “la proposition de Dalton ne profiterait qu’à sa propre équipe et ses déclarations ne sont pas acceptables, car pas fair-play.”
Mais Emirates Team New Zealand persiste et signe avec un nouveau communiqué en répétant que la proposition de Luna Rossa et d’ETNZ de reporter le début de la Louis Vuitton Cup à la fin du mois de juillet était annoncée avec l’objectif de permettre à tous les bateaux d’y participer, mettant en avant ces régates. Grant Dalton : “D’habitude, ces séries sont organisées pour satisfaire à la majorité de challengers. Ce n’est plus le cas ici avec le rejet de cette proposition par Artemis. Ils souhaitent voir une épreuve où, et là ils l’avouent, ils ne seront pas en lice dans la première phase. On aurait pu imaginer que 10 semaines après la livraison de leur deuxième AC72, ils seraient prêts à régater. Mais ce n’est pas le cas.”









