Gildas Morvan reprend les commandes de la Cap Istanbul, avec 8 minutes et 30 secondes d’avance sur Fabien Delahaye et 30 minutes et 23 secondes sur François Gabart, qui est aussi son principal rival pour le titre de Champion de France de course au large en solitaire. Rappelons que maintenir ce même François Gabart une seule place derrière lui au classement général suffirait à Gildas Morvan pour s’adjuger son troisième titre de Champion de France consécutif et le quatrième au total, exploit qu’aucun marin n’est parvenu à réaliser jusqu’ici.
Réactions de Gildas Morvan : « Je suis super content ! Je me suis vraiment donné à fond dans cette étape où il fallait être à 100% tout le temps, d’abord dans du vent fort puis dans les petits airs pour finir. Et contrairement à la première étape, que je gagne aussi mais où je perds tout mon avantage en temps sur la fin, le vent n’a fait que mollir après mon arrivée. Cela m’a permis de créer ces écarts significatifs avec Fabien (Delahaye) et François (Gabart). »
Cette étape a été marquée par du vent soutenu et une mer difficile après le départ de Didim. "On a eu 30 à 35 nœuds de vent et une mer de face très grosse où c’était pénible de progresser. J’ai eu des soucis techniques au départ avec une sangle de bôme qui a lâché, sur l’écoute de grand voile, et j’ai mis du temps à réparer efficacement. Ensuite, j’ai bien négocié le passage de dorsale et le retour du vent faible dans le final, en virant le premier dans le sud alors que nous avions auparavant créé un trou sur le paquet, avec Jeanne Grégoire et Francisco Lobato."
Désormais il ne reste qu’une étape et y seront en jeu la victoire dans cette Cap Istanbul et celle dans le Championnat de France. « Tout va se jouer sur la dernière manche, oui, et il n’y a rien de fait l On peut très bien s’attendre à du suspense jusque dans les derniers instants. J’ai deux adversaires à essayer de contrôler, donc : Fabien Delahaye et François Gabart. L’histoire se répète car voilà deux ans, nous étions dans la même configuration avec François, dans cette même course. On ne jouait alors « que » la deuxième place de Cap Istanbul mais déjà le titre de Champion de France… et déjà j’avais une demi-heure d’avance sur lui avant la dernière étape. C’état chaud bouillant : j’avais bien failli tout perdre mais au final j’avais réussi à conserver mon avantage et à être Champion. J’espère que ce sera la même chose cette année ! »
Face à cette situation palpitante, comment va-t-il réagir ? Va-t-il choisir de contrôler un bateau ou les deux à la fois ? « Je ne sais pas encore. J’attends un coup de fil de mon ami Bertrand Pacé (le « monsieur Coupe de l’America » français, grand spécialiste du match race et donc de la tactique, ndr) et nous allons en discuter ensemble. Il faudra peut être faire le choix de ne contrôler qu’un seul bateau, selon les circonstances de la course, et ne pas se tromper d’objectif. J’ai deux jours devant moi, avant le départ de la dernière étape, pour réfléchir au problème. »









