Depuis son passage des Kerguelen, Fedor Konyukhov commence à penser à l’arrivée à Albany en Australie, mais depuis deux jours il se retrouve dans une situation difficile, où sa progression est fortement ralentie. Fedor Konyukhov: «Ce sont nos pires journées depuis le départ : 36 milles nautiques en 24 heures… même lors des calmes par le passé, le bateau dérivait à une moyenne de 3 nœuds, ce qui faisait 60 milles en 24 heures. Les mers du Sud ont décidé de nous tester jusqu’au bout. Les conditions restent très défavorables. Le vent passe du nord à l’est et puis au sud et puis retourne au nord et cela recommence toutes les 3 heures. La mer est désordonnée. Cela ressemble à une eau bouillonnante avec une houle de l’ouest et des vagues de l’est et ça mousse comme du shampooing autour du bateau. Depuis que j’ai signalé à mon équipe technique la date prévue pour mon arrivée, le bateau refuse d’avancer. (…) Pourquoi devrais-je subir ce test d’endurance après avoir passé trois mois en dessous de 45°S? J’estime que je suis quelqu’un de tolérant, et je suis plutôt détendu, mais lorsque je vois que je n’ai presque plus de gaz, peu de provisions, que tous mes vêtements sont humides des chaussettes jusqu’au chapeau, que mes doigts sont bleus avec le froid, je commence à perdre patience…"
Konyukhov frustré par la lenteur
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