« Je n’écrirai pas un livre sur ce Vendée globe, il n’aura duré que 28 heures » écrit Kito de Pavant. Le skipper retrace ce qu’il a vécu depuis dimanche avec la remontée du chenal des Sables d’Olonne, jusqu’à lundi en fin d’après-midi lorsque le mât s’est brisé dans la tempête alors que Groupe Bel pointait à la 4e position : « Vers 16 heures, le vent a tourné brutalement. Pas le temps de dire ouf, le foc est pris à contre violemment, entraînant le virement de bord avec ballast à contre, matossage à contre et la quille basculée dans le mauvais sens. Figure de style, Groupe Bel se retrouve couché à 90° sur l’eau. Pas de panique. Je redresse la quille et reprends le sens de la course. Et vas-y que je transferts les ballasts et la tonne de matos de bâbord en tribord. Je tiens le bon bout, le vent a tourné. Maintenant, tout va aller mieux, ça va glisser de plus en plus vite et en plus, je suis dans le groupe de tête. Le vent de nord ouest revient plus fort, 25 noeuds mais la mer est énorme et de face. Sous un nuage, le vent accélère, Groupe Bel aussi. A la table à cartes, je sens le bateau monter sur la vague abrupte, je le sens redescendre au fond du trou. Le bruit assourdissant précède un silence de mort. Le mat s’est cassé en plusieurs morceaux sans explication. L’aventure s’arrête là, brutalement. »
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