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    Juan K se défend

    Juan Kouyoumdjian
    Juan Kouyoumdjian

    Suite aux critiques à propos de la solidité des VO70, l’architecte Juan Kouyoumdjian réagit. Ses trois bateaux sont désormais amarrés à Itajai et il tient à mettre fin aux rumeurs et aux inexactitudes concernant les structures de ces monocoques accusant ses détracteurs de « manipuler délibérément la vérité ».

    Il souhaite surtout que les gens ne mettent pas toutes les constructions dans le même panier et souligne qu’il faut distinguer entre les démâtages et les soucis structurels. « Il se peut que cette généralisation convienne aux arguments d’une équipe ou d’une personne, qui souhaite voir des modifications dans l’avenir, mais il faut savoir respecter le travail effectué avec mon équipe et c’est cela qui m’incite à m’exprimer. Lors de la première édition avec les Volvo 70, nous avons pu nous féliciter de deux triomphes. Notre plan a été mené à la victoire par un très bon équipage et nos deux bateaux  [les deux ABN AMRO] ont été les seuls à boucler le parcours sans souci structurel majeur. Mais tout cela a été oublié à cause de l’impression générale qu’après la perte d’un bateau et des faiblesses structurelles d’autres, tous avaient des soucis et qu’il fallait ainsi modifier la jauge. Ce qu’ils ont fait, pour le pire… »

    « On ne peut pas dessiner un VO70 qui ne cassera pas. La casse est à gérer par l’équipage. Puma a remporté cette cinquième étape sans souci structurel majeur grâce à l’expérience de l’équipage. Telefonica a bouclé l’étape en deuxième place avec une étrave qui se délaminait, mais cela ne l’a pas empêché de continuer de naviguer. Telefonica n’avait en effet pas eu besoin de faire escale au cap Horn. C’était une décision stratégique, car déjà assuré de la troisième place, l’équipe voulait profiter d’une fenêtre météo favorable. Groupama, malgré l’excellente gestion de sa course pendant cette cinquième étape, a eu la malchance de casser son mât, mais a réussi à rallier le Brésil sous ses propres moyens sans souci structurel. Il faut certes analyser pourquoi on voit tellement de problèmes avec les gréements, mais là aussi il ne faut pas généraliser. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier – il ya les ingénieurs qui sont brillants et qui ont fait un bon boulot et puis il y a les autres. »