20 ans déjà que Francis Joyon poursuit de ses assiduités la Route du Rhum, depuis une épique expérience en 1990. L’improbable catamaran raccourci la veille du départ de l’édition 1990 a fait place aujourd’hui à une monture impressionnante, aboutie, mûrie par des dizaines de milliers de milles sur tous les océans de la planète, le redoutable maxi trimaran IDEC détenteur des plus grands records en solitaire. Le marin de Locmariaquer, réfute tout statut de favori, "Serein ? On ne l’est jamais vraiment à la veille d’une grande semaine d’avant départ de la Route du Rhum !" affirme un Francis Joyon. De retour chez lui pour garder à distance une tension qu’il sent monter du côté de Saint-Malo, Francis Joyon procède avec méthode aux derniers préparatifs, surtout axés sur l’avitaillement.
Il jette un regard passionné sur ce qui l’attend entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre : "Pour moi qui suis passionné de multicoques, on voit des bateaux très différents avec chacun leurs chances de victoires. C’est sur l’eau que l’on observera les meilleurs." Puissance, vitesse, polyvalence des voiliers… tout semble réuni pour que cette Route du Rhum voie de nouveau les chronos exploser. Francis Joyon tempère cette analyse : "Les toutes premières analyses météo laissent envisager beaucoup de navigation au plus près du vent. Deux fois la route, trois fois la peine dit l’adage ; des conditions a priori peu favorables à faire tomber le record de Lionel Lemonchois établi en 2006 avec du vent portant…"









