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Accueil Francis Joyon partira en convoyage jeudi ou vendredi

    Francis Joyon partira en convoyage jeudi ou vendredi

    Joyon et les kitesurfers
    Joyon et les kitesurfers

    A mesure que le départ approche, Francis Joyon gagne en confiance. Il peaufine les ultimes détails techniques et se prépare au convoyage vers Saint-Malo, d’où sera donné le coup de la Route du Rhum dans moins de deux semaines. « Les dernières semaines étaient un peu difficiles car j’avais une charge de travail colossale. Aujourd’hui, la préparation technique est terminée et j’ai donc gagné en sérénité », confie Francis. Pour l’essentiel, son IDEC SPORT est donc prêt à partir. « Les ultimes préparatifs concernent le matériel de sécurité et l’allègement du bateau. Je gagne par exemple du poids en installant des bouts avec des diamètres plus fins ».

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    Les choses commencent aussi à bouger du point de vue de la météo. « J’analyse les différents schémas possibles pour savoir si nou! s serons dans une configuration anticyclonique ou dépressionnaire, j’imagine des projections de route. Mais à deux semaines du départ, cela reste aléatoire et changeant. En fin de semaine, je pourrai me faire une idée beaucoup plus précise des évolutions à venir. Et ce n’est que dans les derniers jours que je travaillerai de manière plus pointue avec mon fidèle routeur Jean-Yves Bernot. »

    D’ici là, Francis Joyon devra assurer le convoyage de son IDEC SPORT vers Saint-Malo. Les bateaux doivent être amarrés sous les remparts de la cité corsaire ce vendredi au plus tard. Francis prévoit un convoyage jeudi ou vendredi, en fonction de la météo. « Je reste à la Trinité-sur-Mer le plus longtemps possible pour travailler tranquillement sur le bateau. À Saint-Malo, les sollicitations seront très importantes et je n’aurai plus une minute pour moi. » Francis Joyon compte une douzaine d’heures pour rallier la Trinité et Saint-Malo. Pour prendre un minimum de risque, cette navigation d’environ 250 milles se fera très probablement de jour. « Je ferai peut-être quelques runs notamment pour tester un gennaker. Pour le reste, je ne forcerai pas trop, je naviguerai safe. Il ne faudra surtout pas taper un OFNI et abîmer un safran par exemple. Je me rappelle d’un convoyage pour l’OSTAR en 2000. Je suis monté seul à Plymouth et j’ai eu un gros souci au niveau du mât, qui était à deux doigts de tomber. J’ai été contraint de me lancer dans des réparations juste avant le départ. Ce n’est pas un très bon souvenir et je vais tout faire pour éviter ce genre de mésaventure », souligne Francis.