- Publicité -
Accueil Extraits vacations Trophée BPE

    Extraits vacations Trophée BPE

    Eric Drouglazet sur Luisina Trophée BPE 2007
    DR

    Nicolas Troussel ("Financo") : " Il y a un peu d’air. Ce n’est pas la tempête mais c’est suffisant pour avancer sur la route et ça, c’est pas mal. J’avance quand même à 7 noeuds. Ca glisse bien. A chaque classement, je gagne quelques milles. Je pense que j’ai 2 ou 3 noeuds de plus que les autres. J’ai vu sur les deux derniers pointages que je marchais un noeud mieux qu’eux. Aujourd’hui, ça risque d’être mou. On va voir ça. C’est une course difficile à gérer avec la météo qui change tout le temps. Maintenant, c’est tout droit pour tout le monde donc on n’a plus de question à se poser. Il faut simplement composer avec les variations du vent, tant en force qu’en direction. Ce serait bien qu’il y ait quelques grains pour nous faire avancer un peu. On n’a quasiment pas eu une goutte de pluie depuis le départ ! "

    Gildas Morvan ("Cercle Vert") : " Tout va bien à bord. Cette nuit, on a eu entre 12 et 15 noeuds de vent assez réguliers. C’était plutôt agréable d’autant que la mer s’est bien calmée. Cela m’a permis de bien naviguer et de me reposer car c’est un peu fatigant ces journées sous le soleil. Les derniers milles risques d’être durs. Ceux au Sud on un bon angle pour descendre et un peu plus de vent. Ils vont vraisemblablement ressortir loin devant à l’arrivée. Dans notre groupe, c’est toujours la bagarre, on cherche toujours un moyen de gagner quelques places et d’être le plus près possible des leaders, plus au Sud. Eux ont bien joué le coup au niveau de Madère. Ils sont repartis dans le Sud une seconde fois pour toucher plus de pression. Les deux coups sont parfaits ! "

    Eric Drouglazet ("Luisina") : " Cette édition du Trophée BPE est bien moins physique que la précédente. En tous les cas, ce n’est pas le scénario qu’on avait prévu. Il n’y a pas d’air et on va bien se faire exploser la gueule par les Sudistes, y compris par Banque Populaire, Lenze… Ce n’est pas très encourageant et j’espère me tromper. Souvent, je me dis que quand on est dans la merde, la situation ne peut que s’améliorer. Je broie un peu du noir, je suis un peu paumé. Avec les vitesses actuelles de nos bateaux, on n’a plus grand chose à faire. On est obligé d’aller au but. J’ai entre 6 et 8 noeuds de vent mais ça ne pousse pas des masses. Ceci dit, on pourrait être à la mine. Là, on est au sec, au portant et on a de bons pilotes automatiques. Le résultat n’est pas là mais on se bat encore entre nous. C’est néanmoins une vraie déception mais je n’oublie pas que j’ai déjà remporté une victoire en trouvant un financement me permettant d’être au départ de la course. "

    Gildas Mahé ("Le Comptoir Immobilier") : " J’ai un petit flux de portant établi. Je surveille le groupe qui est devant moi. J’essaie de jouer avec le vent et me décaler un peu parce qu’en 500 milles, il peut encore se passer plein de choses.  J’ai la chance d’avoir des grains tous les matins au réveil. Un peu avant le lever du jour, le vent est monté a 20-25 nœuds. Cela permet de faire de bons surfs ! Il y a vraiment des moments différents… Hier, ça cognait pas mal au soleil. J’en ai profité pour me verser un seau d’eau sur la tête. Cela fait du bien de voir que l’arrivée approche. Cela redonne de l’énergie à tout le monde. Il va nous rester 4 jours à fond et tout le monde va attaquer. Sur une transat, il y a des hauts et des bas, il faut trouver quelque chose pour aller de l’avant. Il y a des moments où on déprime en se demandant ce que l’on fait là et à d’autres, c’est comme si on était en régate. Comme on a des conditions changeantes, à chaque routage, le moral change ! Là, je suis remotivé à fond. "