Ce matin, les skippers s’affairent tranquillement pour être certains de ne rien avoir oublié avant le départ prévu demain. Il y a le carénage obligatoire du voilier en plongée puisque les bateaux ne peuvent pas être sortis de l’eau. A Horta, la petite troupe des préparateurs s’organise collectivement pour effectuer l’avitaillement des vivres frais, pendant que les skippers s’appliquent cet après-midi à rentrer progressivement dans leur bulle : pour les uns, c’est sieste obligatoire, pour d’autres c’est la vérification systématique du calibrage des instruments, du bon fonctionnement de l’ordinateur. Et puis, il y a les incontournables briefings météo.
Demain entre Faial et Pico, le vent risque de jouer les filles de l’air. C’est un régime de nord-est faible qui attend les concurrents au départ avant de basculer vers l’est puis de s’établir progressivement au secteur nord. Il reste que malgré tout, ce ne sera pas forcément très simple : au programme, beaucoup d’allures de près, avec une première difficulté qui consistera à s’extraire rapidement des vents faibles sur l’archipel des Açores. Pour ce faire, les navigateurs risquent de devoir mettre du nord dans leur route avant de récupérer un flux un peu plus stable. Compte tenu des faibles écarts de vitesse entre les monotypes, ceux qui arriveront à gagner cette zone en premier pourraient creuser des écarts conséquents sur leurs adversaires.
Il reste aujourd’hui 1250 milles aux concurrents de la Lorient Horta Solo pour se départager avec à la clé, la possibilité d’une victoire pour marquer la première édition et, pour les quatre coureurs encore en lice, Charlie Dalin (Normandy Elite Team), Corentin Horeau (Bretagne Crédit Mutuel Performance), Paul Meilhat (SMA) et Adrien Hardy (Agir Recouvrement), un possible titre de Champion de France.









