Ce dimanche, le plus jeune participant à la Solitaire du Figaro – Eric Bompard Cachemire réalisera son rêve en s’alignant au départ. Un rêve qu’il nourrit depuis l’âge de 12 ans, ce qui est assez surprenant, car il ne s’agit pas d’un skipper français, mais d’un Irlandais, David Kenefick, qui a grandi sur les bords de l’Owenabue en face du Royal Cork Yacht Club, le plus ancien club nautique du monde fondé en 1720.
Mais comme ses homologues français, Kenefick a grandi sur l’eau et a passé son adolescence sur des bateaux. Dès son enfance, il avait l’habitude de traverser la rivière pour rallier le club nautique et le chantier de Crosshaven, soit l’épicentre de la voile irlandaise. Il se souvient de la bonne ambiance qui régnait lorsque les Figaristes faisaient escale dans le coin à Crosshaven ou à Kinsale, mais c’était surtout lors d’une croisière en Bretagne avec sa famille qu’il a pris le virus de la course au large en découvrant les exploits de Michel Desjoyeaux et les solitaires du Vendée Globe. A ce moment-là, il s’est fixé l’objectif de prendre un jour le départ de la Solitaire du Figaro.
« J’avais six ans lorsque j’ai décidé ce que je voulais faire de ma vie. Et puis à l’âge de douze ans j’étais épaté de voir à Brest le bateau à bord duquel Michel Desjoyeaux venait de remporter le Vendée Globe. Depuis ce moment-là je vise cet objectif. Depuis les escales de la Solitaire à Cork et à Kinsale, cela me fascine ». Ironie du sort, le jeune, qui était inspiré par l’Open 60 de Mich’ Desj’, participera cette année à bord du Figaro du “Professeur”.
« Franchement je suis hyper content d’être ici et j’ai hâte de partir. L’ambiance est incroyable. C’est comme une escale de la Volvo Ocean Race. Nous sommes en plein centre ville de Bordeaux avec un festival et le village de la course à côté. C’est un peu comme la Semaine de Cork, mais sans la bière ! »
Kenefick s’est entraîné avec les Anglais de l’Artemis Offshore Academy lors de leur séjour au CEM de la Grande Motte et pouvait ainsi s’étalonner face à ses jeunes adversaires. « Il est difficile de faire des pronostics concernant ma performance. Le niveau des bizuths est assez homogène. Il y a six vainqueurs de l’épreuve en lice cette année et une vingtaine de concurrents ont toute leur chance de figurer sur le podium. Bref, cela ne va pas être évident ».
David Kenefick souligne avec fierté qu’il est irlandais et non pas britannique et parmi ses héros cite le nom de Damian Foxall. « Damian était premier bizuth en 1997, a gagné une étape en 1998 avant de terminer à la dixième place en 1999. J’aimerais faire la Solitaire comme lui pendant quelques années et puis faire la Volvo comme lui par la suite! Je voudrais bien aussi faire escale un jour dans la Solitaire chez moi en Irlande. Peut-être l’année prochaine? Ce serait une bonne motivation pour être de nouveau au départ. Je pourrais dormir dans mon propre lit pendant l’escale… ».









