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    Anne Caseneuve au départ pour la cinquième fois

    Anne Caseneuve
    Anne Caseneuve

    À Saint-Malo dans moins de deux mois, Anne Caseneuve sera une des quatre femmes au départ de la Route du Rhum. À bord de son trimaran de 52 pieds ANEO – engagé justement en “Classe Rhum” – elle entend bien faire parler une expérience inédite. C’est la cinquième fois qu’Anne participe à la plus mythique des courses transatlantiques ! Très peu de marins peuvent en dire autant et seuls Mike Birch, Francis Joyon et Loïck Peyron ont fait mieux… L’occasion de revenir avec elle sur quelques souvenirs du large, édition par édition.

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    1998 : « Cette Route du Rhum 1998 était non seulement ma toute première course au large, mais aussi ma première transat’ en solo. J’ai vraiment adoré… la preuve, je n’ai plus arrêté, depuis ! Cette première participation est un excellent souvenir, j’avais déjà fait sept ou huit transats en convoyage et en équipage mais là, j’ai découvert que j’aimais aussi la compétition, la confrontation avec les autres marins. C’est le début de mon aventure dans la course au large.»

    2002 (2e en Multi50) : « Toute le monde se souvient que l’édition 2002 a été très dure, très violente. C’est l’année où seulement trois trimarans ORMA ont réussi à traverser l’Atlantique. Et j’ai bien cru chavirer de nombreuses fois moi aussi ! Dans le golfe de Gascogne, nous avons subi des vents de plus de 60 nœuds, c’était très tendu … Mais le plus difficile pour moi, c’est que je n’avais plus de pilote automatique après Madère, plus de batteries, plus de lumière à l’intérieur…J’ai fait 1800 milles sans pilote automatique, en amarrant la barre comme je pouvais et en naviguant au GPS portable. C’était l’horreur… Mais cette édition très dure, très physique, reste un de mes meilleurs souvenirs. »

    2006 : «Évidemment cette année-là n’est pas géniale pour moi, parce que 100 milles au nord des Açores mon bateau heurte une baleine. Le safran unique se brise entièrement et il n’y a plus rien pour manœuvrer. Rien à faire : je dois abandonner. Je parviens à faire 80 milles comme je peux, avant de devoir faire appel à un remorqueur. Il y a un bon souvenir malgré tout dans cette galère : quand le remorqueur arrive près de moi, l’équipe technique de Stève Ravussin est à son bord pour m’aider. »

    2010 : «Sur cette dernière édition, nous avons eu droit à des conditions très clémentes, du petit temps au portant. C’est agréable, mais ce ne sont pas vraiment les conditions idéales pour mon bateau qui est bien plus à l’aise dès qu’il y a 20 nœuds de vent. En revanche, je garde de supers souvenirs de mer : par exemple je barrais la nuit très souvent, uniquement pour le plaisir. »

    2014 : « Un changement notable est que je pars dans la catégorie ‘Classe Rhum’. Celle-ci correspond mieux à mon bateau, qui est un assemblage de plusieurs anciens bateaux de course. Je pars pour la cinquième fois avec l’idée de prendre du plaisir en mer et de donner le meilleur de moi-même. »