Après douze semaines de chantier hivernal, le Monocoque 60 pieds Banque Populaire a, depuis quelques semaines, retrouvé son élément. Les navigations ont repris dans la foulée avec une mise en route au large de Lorient et, depuis le 3 avril, un premier stage collectif avec le Centre d’entraînement de Port La Forêt. Dès lors, c’est une saison très dense qui a commencée. « On va naviguer un maximum. Notre programme est fait pour cela. Après notre premier stage qui a eu lieu la semaine dernière, nous partons aujourd’hui avec d’autres bateaux pour une grande boucle d’environ 4 jours en solitaire (entre 800 et 1000 milles). A suivre, le Grand Prix Guyader à Douarnenez, puis un convoyage en « faux solitaire » jusqu’à Barcelone pour prendre le départ le 19 mai du Tour de l’Europe (qui remplace l’Europa Race) ».
D’ici le 10 novembre, Armel comptabilisera pas loin de 90 jours en mer. L’objectif est d’approfondir tous les paramètres de la performance. Celle du bateau, mais aussi de l’homme, « parce qu’en solo, explique le marin finistérien, c’est le skipper qui met le curseur ». Or, cette année, le curseur sera poussé plus loin. « Sur mon premier Vendée Globe, je voulais apprendre et finir. Cette fois, avec Banque Populaire, nous partons pour la gagne. Parce que c’est un objectif majeur dans une carrière, qu’il n’a lieu que tous les 4 ans et que je n’aurai pas plusieurs chances d’être aussi prêt, aussi bien entouré. »









