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    Une préparation digne des pros

    La triple victoire espérée des équipages français en IRC 1, 2 et 3 dans la Fastnet Race ne s’est pas entièrement réalisée.  Hier, la confirmation est venue de la victoire de Codiam, le Grand Soleil 43 de Nicolas Loday et J.C. Nicoleau, mais à quelques milles de l’arrivée hier, le leader en IRC 3, Fabrice Amédeo sur son X-332 Bateaux Mouches du Pont de l’Alma a perdu sa position en tête de la flotte au High Tension 36 de David Lees, Hephzibah et en temps compensé se retrouve finalement à la troisième place au classement général derrière Hephzibah et le Tina Persephone du Trinitain, Yves Lambert.
    Cependant en IRC 2 le trio de Jérôme Huillard, Jérôme et Marc Alperovitch a signé une belle victoire à bord de son A35, Prime Time.  Après une victoire au Spi Ouest-France au début de la saison, et puis le Trophée Obélix ce succès outre Manche marque la vraie percée de l’équipe dans la course au large, même si l’équipage n’en avait pas beaucoup d’expérience. "Sur les autres bateaux, ils totalisaient souvent 50 ou 60 Fastnet entre les membres de l’équipage.  Sur notre bateau, on n’avait qu’une seule expérience de la course."  Il s’agit en fait d’un équipage d’amateurs à l’exception du pro venu du circuit Mini, Sebastien Marquet.  Pour Alperovitch, le secret de la réussite réside dans la préparation du bateau et des hommes.  "Par exemple, certains d’entre nous souffrons du mal de mer, mais on trouve des médicaments.  Cependant, parfois cela vous endort.  C’est pourquoi nous les avons testés avant pour voir les effets. Nous avons réalisé des essais avec la nourriture en mai dernier.  Nous avons étudié la façon de stocker les sacs de nourriture en novembre dernier.  Tout était préparé. Le secret est la préparation, encore de la préparation et un peu plus de préparation." Adoptant une stratégie digne du plus haut niveau, comme celle utilisée par les marins dans la Volvo Ocean race, les biens personnels ont été étudiés avant d’être embarqués.  Interdiction d’apporter des chargeurs pour les portables.  Tout ce qui pesait lourd a été jeté à la poubelle. "C’est ma manie à moi!" avoue Alperovitch.