Le VO70, Green Dragon est sorti de l’eau et attend un acheteur à Galway en Irlande. Construit en Chine pour un coût de plus de 4 millions d’Euros, le bateau mis à l’eau en juillet 2008 a terminé la dernière édition de la Volvo Ocean Race en cinquième place. Depuis 15 jours il est exposé à l’Atlantaquaria de Galway. Pour le Directeur de cet aquarium, "L’équipage s’est séparé mais l’esprit du dragon vert vit toujours." Le bateau est en vente avec tout son matériel et deux RIB pour la somme de 2,5 millions d’Euros.
Avec le retour de Green Dragon en Irlande en juillet c’était le moment aussi de poser des questions sur cette campagne. Certes, le bateau a réussi à boucler toutes les étapes du tour du monde, mais avec le soutien de l’Etat et quelques grands noms à bord, dont Justin Slattery (vainqueur de la VOR sur ABN Amro One), Damian Foxall (vainqueur de la Barcelona World race et Ian Moore (vainqueur de la VOR sur Illbruck), les Irlandais avaient de grandes espérances dans cette course. Mais très rapidement, ils se sont rendu compte que leurs adversaires avaient un budget quatre ou cinq fois plus grand et une avance de trois ans au niveau de la préparation. Autre souci souligné par Foxall lors d’une interview à la radio irlandaise, "Nous avons compris que le bulbe était très léger. Cela donne normalement la puissance au bateau et le nôtre était bien plus léger que ceux sur les autres bateaux." Pour le skipper Ian Walker, le manque d’argent est derrière les difficultés de l’équipe. "Quand nous avons lancé sa conception, nous n’avions pas assez d’argent pour le construire. Une fois construit, nous n’avions pas assez d’argent pour les finitions. Une fois fini, nous n’avions pas assez d’argent pour prendre le départ. Une fois ce financement obtenu, nous avons découvert que nous n’avions pas l’argent pour la troisième étape…" Malgré sa troisième place dans la première étape, Walker avait déjà fait part de ses inquiétudes concernant ce bateau, où des compromis ont été nécessaires à cause des restrictions budgétaires, mais le skipper espérait toujours profiter des compétences tactiques de son équipage. Toujours fier de ses hommes, la frustration était particulièrement évidente lors de l’arrivée à Boston en dernière place, mais le moral a reçu un coup de pouce avec l’arrivée majestueuse à Galway devant un public irlandais enchanté. Walker connaissait des déceptions comme celle-ci après son expérience avec le syndicat britannique lors de la Coupe de 2002, mais a expliqué cet été que pour lui la grosse déception de cette édition de la VOR était le fait qu’il n’avait pas tiré les leçons de cette mauvaise expérience de la Coupe de l’America.








