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Accueil Un grain de frustration

    Un grain de frustration

    La flotte participant à la Volvo Ocean Race reste aussi groupée avec de

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    petites variations, qui se développent au gré des grains. Hier,

    l’équipage sur Puma a pu filmer ses adversaires car les deux Ericsson

    et Telefonica Black naviguaient tous à vu du bateau américain. Dans

    cette zone, les marins espéraient profiter des alizés mais les

    conditions ne sont pas réunies pour offrir un vent stable. Wouter

    Verbraak le navigateur de Delta Lloyd l’explique en parlant d’un champ

    de mines de grains, "Qui a dit que les alizés sont des vents stables?

    Ici le vent passe de 7 à 18 nœuds et cela bascule dans tous les sens.

    Un véritable mélange de nuages déferle d’une façon aléatoire sur nous

    de l’est. De gros nuages, de petits, certains avec du vent, d’autres

    avec des calmes". Sur Puma aussi l’heure n’est pas à l’élaboration

    d’une stratégie mais plutôt à la guerre des tranchées, "En ce moment,

    on ne s’inquiète pas trop de la finesse des détails que nous avions en

    tête au départ de la course. Il faut foncer ici tête baissée pour

    essayer de progresser avec les conditions rencontrées". Les grains

    rendent le travail difficile pour tout le monde car cela provoque des

    hésitations sur le choix de voilure. Sur Ericsson 3, ils ont effectué

    six changements de voile en quatre heures hier. Et puis il y a la

    frustration de la navigation à vue car les équipages voient parfois

    leurs adversaires s’éloigner pendant qu’ils restent coincés dans une

    bulle sans vent. Même le leader souffre de ces conditions

    imprévisibles. Bouwe Bekking: "Je ne sais pas combien de changements de

    voile on a pu effectuer. On ne peut pas dormir en tout cas. 10 minutes

    dans la bannette et il faut sortir faire des manœuvres de nouveau.  Les

    grains sont l’élément récurrent dans cette étape vers Fernando avec le

    potentiel de gains ou de pertes importants. L’expérience de chacun

    varie énormément. Il suffit de quelques milles pour se retrouver dans

    un autre monde".

    Classement de 6h (heure française)
    Telefonica Blue à 4030 milles de l’arrivée
    Delta Lloyd à 5 milles
    Ericsson 4 à 9 milles
    Telefonica Black à 15 milles
    Ericsson 3 à 19 milles
    PUMA à 20 milles
    Green Dragon à 27 milles