Bien calé dans le peloton de tête depuis le départ de cette 3ème étape, FONCIA-TBS taille vaillamment sa route au près serré, cap sur la chaussée de Sein (pointe de Bretagne) qui devrait être parée demain aux premières lueurs du jour. Ce passage livrera un premier verdict, les positions au classement, calculées par rapport au but, ne voulant pour l’instant pas dire grand chose. Nuit de pleine lune, mer calme et vent oscillant de 8 à 10 nœuds ont pimenté les premières heures de mer. Joint sur le canal VHF de la course, Armel Le Cléac’h a pu livrer en début de journée ses premières impressions. « Un départ dans les dix, c’était bien. Depuis ce matin le vent se renforce comme prévu et j’ai en visu Michel Desjoyeaux, Erwan Tabarly, Jérémie Beyou, Gildas Morvan. J’ai donc un bon paquet à côté de moi. Pour l’instant, le vent est un peu en décalage avec ce que l’on devrait avoir. Il y a eu une rotation défavorable pour nous. La prochaine devrait nous être favorable ». Stratégiquement, le vainqueur de l’édition 2003, 4ème en 2004 et actuellement 6ème au classement général s’est positionné sur une option Ouest, soit au large de la route directe. Le vieil adage de la marine « deux fois la route, trois fois le temps » est toujours de mise, même avec des voiliers modernes et affûtés comme les Figaro Bénéteau. Après 24 heures de course, la latitude de l’île d’Yeu est péniblement franchie alors que si le vent autorisait une route directe, la flotte croiserait sans aucun doute, à la même heure, au large de l’île de Groix. « C’est clair que les prochaines 24 heures vont être moins faciles. On attend 25 nœuds, avec des rafales à 30 à la pointe de la Bretagne. Il va falloir bien gérer ce front que l’on attend en début de nuit ». Depuis la fin du parcours côtier, Armel avoue avoir viré une bonne dizaine de fois pour suivre les oscillations du vent. A chaque fois, il faut donc transférer tout le matériel d’un bord sur l’autre afin que le poids soit toujours situé au vent. « A chaque virement, c’est du sport et puis il faut barrer pour faire avancer le bateau, avec un clapot serré qui s’est levé depuis la fin de la matinée. Cela ne mouille pas encore, mais j’ai tout de même enfilé mon bas de ciré ». Dans cette mer qui ne va que forcir dans les prochaines heures, le skipper de FONCIA-TBS n’est pas encore trop secoué. Mais, quoi qu’il advienne, Armel n’est heureusement pas victime du mal de mer. « Depuis que je fais du trimaran, le Figaro, c’est de la rigolade, cela bouge beaucoup moins. Mais c’est vrai que quand j’étais petit, quand je naviguais avec mes parents, j’avais le mal de mer. Je suis maintenant vacciné à vie ».
Le Cléac’h dans le bon paquet
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