Lors de sa conférence de presse ce jeudi, le skipper britannique Alex Thomson est revenu sur la fiabilité et l’ergonomie des bateaux en lice pour cette édition du Vendée Globe. Il a confirmé ce qui se dit depus longtemps concernant son propre monocoque. A l’origine, il avait l’intention de prendre le départ sur le plan Juan K, mené par Brian Thompson lors de la dernière édition, mais a changé d’avis. « On avait fait ce choix-là pour tenter d’utiliser toute la puissance du bateau, qui est environ 40% supérieure à celle des autres bateaux. La défi était de savoir si je pouvais en tirer le maximum tout seul en mer et la réponse était non. » Une déclaration qui confirme le talent de Brian Thompson, qui a bouclé le Vendée Globe 2008-2009 à bord de ce monocoque malgré de nombreux soucis.
Alex Thomson se dit néanmoins content de son bateau actuel, qui est à son avis polyvalent, et s’interroge sur la fiabilité des dernières constructions. « Certains disent ici qu’ils espèrent une plus grande fiabilité que lors de la dernière édition, mais on sait tous que le taux s’abandon sera entre 40 et 60% des 20 bateaux en lice. Mais c’est normal, car c’est une course d’endurance, le plus grand défi sportif du monde. Historiquement, on constate un taux d’abandon supérieur parmi les plus récentes constructions… » Hier, le skipper britannique a même déclaré qu’il estimait que les grands favoris français, tels que Vincent Riou, à bord de bateaux très légers, figureront parmi les abandons de cette édition.









