Dans la hiérarchie des courses au large classifiées par l’ISAF, le Vendée Globe se situe dans la catégorie 0, la plus exigeante. Le format de cette course impose l’installation du matériel de sécurité le plus performant, qu’il soit structurel ou mobile. Cloisons étanches, pompes de vidage, emplacement des lignes de vie, des mains courantes, vérification des radeaux de survie, des sacs étanches, des réserves d’eau douce, des fusées, des balises de positionnement et de détresse… cinq pages récapitulent avec précision les points à vérifier pendant des visites qui durent trois heures en moyenne.
“Nous testons également l’ensemble des moyens de communication du bord,” explique Jean-Yves Gau, responsable de l’accastillage sur Virbac Paprec 3. “Tout est passé au crible, pour être sûr que le marin puisse rester en contact avec la terre, même de façon très sommaire. Si l’un des systèmes vient à faillir, un autre prend le relais. De la même façon, toujours pour des raisons de sécurité imposées, les circuits de feux sont doublés à bord de Virbac Paprec 3, tous comme les systèmes GPS ou les dessalinisateurs.“
Viennent ensuite les équipements individuels tels que les gilets de sauvetage, le harnais de sécurité équipé d’une longe, la combinaison de survie, les vêtements chauds emballés sous vide, les aliments énergétiques, la trousse de secours…
Les contrôles de sécurité sont également l’occasion de réaliser le plombage des éléments mobiles les plus lourds, tels que les ancres, les radeaux de survie, les réserves d’eau ou encore les batteries. Ces marquages visent à éviter le matossage. L’arbre d’hélice est également plombé, pour empêcher tout skipper d’user de son moteur pour avancer. Gage de sécurité et d’équité encore, le plombage des butées de quille permet d’empêcher que celle-ci soit inclinée par le skipper au-delà de l’angle autorisé par le certificat de jauge de l’IMOCA. Le contrôle de ces marquages s’effectue également à chaque arrivée. Avant la famille du skipper ou la presse, la première personne à monter à bord est un jaugeur, qui vérifie en premier lieu le plombage de l’arbre d’hélice.









