Michel Desjoyeaux (Foncia) : « On a quasiment tout le temps été à vue depuis le départ de Kiel avec Spindrift racing et Groupe Edmond de Rothschild. Trois heures avant d’arriver, nous étions à quelques centaines de mètres les uns des autres : trois bateaux au contact après trois jours et demi de mer ! C’est un peu dur pour les nerfs quand on finit comme ça avec peu de vent. Parce que ces multicoques sont capables d’aller très vite avec de la brise, mais sont peu à l’aise dans les tout petits airs : un nœud de vent en plus, c’est quasiment un nœud de vitesse en plus… Il y a peu de bateaux qui ont ce potentiel-là. Mais il faut dépenser beaucoup d’énergie à la barre pour tout le temps aller vite. »
Yann Guichard (Spindrift racing) : « Les trois premiers équipages ont vraiment bien navigué : on s’est détaché un peu après le Danemark, mais les écarts sont toujours rester ridicules. Même si nous sommes déçus, c’est super de voir que trois multicoques arrivent en moins de deux minutes, surtout que nous aurions aussi bien pu finir troisièmes… Nous avons eu toutes les conditions météorologiques possibles : du portant, du près de la pétole, de la brise, mer plate ou agitée. Et comme il y avait beaucoup de marques à respecter, on a navigué très près des côtes, parfois à quelques mètres des digues ou des cailloux ! »
Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) : « On avait déjà eu un aperçu de l’intensité des courses en MOD70, ça se confirme ! Une minute trente d’écart entre trois bateaux : c’est bien une classe monotype qui respecte ses engagements. On est parti un peu sur la réserve dans le gros temps danois, mais nous avons pu revenir au contact de Foncia au niveau de Douvres. Dans la dernière après-midi, cela s’est transformé en match-race : Michel ne nous a fait aucun cadeau ! »
Stève Ravussin (Race for Water) : « On a eu un peu de peine à se mettre dans le match au départ de Kiel, surtout que nous avons eu quelques soucis avec nos fichiers informatiques. Et puis nous avons un peu moins navigué que nos concurrents et l’équipage ne se connaît pas encore bien. Il faut trouver les automatismes. »
Sidney Gavignet (Musandam-Oman Sail) : « Beaucoup de rebondissements sur cette superbe étape ! Mais nous n’avons pas toujours été dans les bons coups. Je pense que nous sommes partis un peu en dedans alors qu’il fallait mettre le turbo dès le coup de canon. C’est probablement la spécificité de cette classe : le fait d’être sur des monotypes ne pardonne pas. Nous manquons encore un peu de confiance en nous et nous tardons parfois dans nos décisions. Nous sommes toujours en phase d’apprentissage, mais on progresse car cette étape montre qu’il ne nous manque plus grand-chose. »









