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    Le mystère des poissons volants

    Poisson volant
    Poisson volant

    Les Class40 participant à la Global Ocean Race poursuivent leur route vers le nord-ouest avec de jolis surfs à 20 noeuds, mais subissent également des grains de 30 noeuds qui mettent à l’épreuve le matériel. Pour la première fois depuis 17 jours, le leader perd du terrain avec une cinquantaine de milles cédés à ses poursuivants depuis dimanche, même si l’avance de Cessna Citation reste très confortable. En effet, au large de Puerto Rico, Conrad Colman et Scott Cavanough traverse une zone de vents faibles et sont les plus lents de la flotte encore ce mardi matin avec une moyenne de 7,5 noeuds, soit entre 2 et 4 noeuds de moins que les poursuivants. Depuis lundi après-midi, les leaders incurvent leur route vers l’ouest pour passer au nord de Puerto Rico.

    Depuis quelques jours plusieurs skippers se plaignent de la présence des algues et hier c’était au tour des leaders d’être ralentis par ces algues qui entourent la quille et les safrans nécessitant une série de manoeuvres pour que les skippers s’en débarrassent. En revanche, à l’arrière de la flotte, les retardataires néerlandais Erik van Vuuren et Yvonne Beusker réalisent les meilleures moyennes réduisant leur retard sur le leader par 130 milles depuis dimanche.

    Les skippers profitent de ces températures agréables pour regarder autour d’eux. Marco Nannini avoue qu’il n’est pas un expert. “ Je vois à peu près la différence entre un oiseau et un poisson volant. Le dernier est bleu et le premier blanc, gris ou marron. Ce matin il y a eu un massacre sur le pont avec des poisons volants partout. Leur technique me rappelle le comportement des gens qui sautent d’un immeuble en flammes. Je comprends l’idée derrière le saut, mais il vaut mieux avoir une idée sur le point d’atterrissage. C’est vrai qu’il n’y pas l’expression ‘intelligent comme un poisson volant’, même si c’est impressionnant de voir voler des poissons. » Sur Sec. Hayai, Van Vuuren et Beusker se posent la même question. “Comment cela se fait qu’ils ont évolué de cette manière. Ce n’est pas pour attraper des insectes au milieu de l’océan ? C’est peut-être pour punir Scott (Cavanough) pour tout le mal qu’il a fait dans sa vie ?” Van Vuuren propose une bière fraîche à Charleston pour le skipper qui trouve la meilleure explication.

    Classement de 8h

    1. Cessna Citation à 1326 milles de l’arrivée
    2. Financial Crisis à 281 milles
    3. Phesheya-Racing à 458 milles
    4. Sec. Hayai à 689 milles