Dans la nuit australe, Thomas Coville a empanné pour plonger de nouveau vers le Sud. Sa trajectoire l’emmène jusqu’au 58° Sud, une latitude jamais atteinte par ce bateau jusqu’ici. Sodebo surfe sur les isobares en sandwich entre deux dépressions. Devant, c’est ATU, ce cyclone qui termine sa route vers le Sud avec 50 nœuds de vent pas loin de l’œil et des creux d’une douzaine de mètres. Idem dans le sillage du trimaran où une grosse dépression génère là aussi 50 nœuds de vent et beaucoup de mer.
Mais nous sommes dans le Pacifique où l’échelle de ces phénomènes est pharaonique. Elles sont à plus de 1500 milles chacune de Sodebo, soit au total la taille de l’océan Atlantique. A mi-chemin, le skipper est parfaitement bien calé avec un vent de 20 à 25 nœuds oscillant de l’Ouest au Nord-Ouest. Avec un ris dans la grand-voile et le gennak’ médium à l’avant, Coville accompagne chaque rotation en empannant pour rester dans de belles conditions de glisse.
Retard à 12h30 : 1138 milles par rapport à la progression de Francis Joyon









