Jean-Pierre Dick, Virbac-Paprec 3 : " C’est forcément une nouvelle assez surprenante et nous perdons un compagnon de jeu donc la course va être différente et la casse est toujours difficile à vivre. Nous avons toujours essayé de préserver la machine et de ne pas dépasser certaines limites et de naviguer en bon marin, mais là nous allons encore plus naviguer en sécurité. Il y a des conditions de « nose diving » ( l’étrave qui enfourne -ndlr) et le vent peut passer rapidement de 22 à 32 nœuds donc c’est là ou ça devient dangereux donc nous sommes vigilants. La mer est forcément agitée avec des vagues abruptes et assez courtes où l’on a tendance à piquer du nez dedans. Quand il y a 32 nœuds de vent ça devient difficile. "
Alex Pella, Estrella Damm sur l’abandon de Foncia : " Quand se passent ces choses-là, vous avez trois sensations. La première est que tu n’y crois pas. Nous avons passé beaucoup de temps à la lutte avec eux depuis un mois. Nous avons navigué ensemble en Méditerranée avant qu’ils ne s’échappent. Nous avons réussi à les passer et à rester quelques jours devant eux. C’était une référence excellente pour nous. C’est très triste pour nous parce qu’ils ont fait un effort énorme pour participer à l’épreuve. En plus, dans cette compétition, être devant est assez difficile et dur. La deuxième sensation est de lever le pied de l’accélérateur. Nous avons longtemps navigué dans le rouge et nous allons penser à diminuer un peu le rythme pour que tout se passe bien. Les jours qui suivent un tel choc, beaucoup de bateaux baissent le rythme et c’est sûrement mieux ainsi. La troisième pensée qui me vient à l’esprit c’est que l’on gagne une place dans le classement. C’est la régate et cela fait partie du jeu. "









