Après avoir amarré son Foncia à Pointe à Pitre, Michel Desjoyeaux est revenu sur sa course et l’option qu’il a prise. Toujours aussi disert, le Professeur a expliqué sa décision de partir vers le sud. « Tout le monde m’a dit : c’est un truc tu pars de Saint-Malo et tu vas au soleil. J’y suis allé au soleil, mais trop tôt. Le fichier météo de lundi matin (le lendemain du départ – ndlr) me disait d’aller dans le Sud. Comme j’étais le plus décalé à gauche avec Kito (de Pavant) et comme j’avais envie d’aller dans le Sud depuis longtemps, j’ai fait ce que j’avais envie de faire. De temps en temps, on essaie des trucs, ne sachant pas très bien si c’est bon ou pas bon. »
Il s’agissait de sa première course à bord de son Foncia flambant neuf. La course était alors une occasion de juger les qualités et de découvrir les éventuels défauts de jeunesse de son plan VPLP Verdier. "J’ai sorti une fois la caisse à outils. Je suis allé chercher une toute petite clé Allen pour resserrer une petit visse qui tient un safran. Par contre j’ai fait une liste de toutes les petites choses à améliorer. En vitesse quand tu es seul tu es toujours champion du monde ! Le bateau est top, après il faut juste apprendre à aller au bon endroit. C’était délibéré, je voulais aller au soleil, je suis allé au soleil."
Pas trop déçu après cette première expérience sur Foncia ? : « J’ai eu le temps de digérer. Maintenant on va passer à autre chose et la vie continue. On a un beau bateau, j’en suis suffisamment content de ce que j’en ai vu. On va tourner la page".









