La flotte des monocoques 60 pieds est entrée dans une zone sans vent. Dans ces conditions particulièrement tordues et propices aux maux de tête, Roland Jourdain et Armel Le Cléac’h s’en sortent une nouvelle fois les mieux et creusent une avance conséquentes sur leurs poursuivants englués plus longtemps qu’eux.
« C’est un vrai pot de pus ! C’est vraiment le genre de zone où tu as besoin de rester zen et serein » avoue Marc Guillemot (Safran). Cinquième à 181 milles du premier, Marco s’est fait une raison de la victoire. Son décalage à l’ouest n’a pas payé. Mais le Trinitain espère encore atteindre la troisième marche du podium, actuellement occupée par Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3), à 43 milles devant.
Le côté loterie, aléatoire et redistribution des cartes peut réduire à néant 10 jours d’effort comme l’explique Vincent Riou (PRB), 4e à 179 milles. « Ça fait 10 jours qu’on vit au rythme des classements, qu’on se bat pour gagner 1 mille. Je ne suis pas résigné, je me bats. Mais j’essaye de sortir ça de ma tête, sortir des performances des autres, car dans la pétole si on reste sur ce mode, on est trop à fond, c’est dur à gérer car ça génère un stress énorme. Il faut être détaché sinon on devient dingue ! »
Vincent Riou est le grand perdant du jour du groupe de tête. En 24h, il a perdu 60 milles sur le leader. La situation est encore plus critique pour les deux sudistes. Si Michel Desjoyeaux n’a perdu « que » 62 milles sur Bilou, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) en a concédé 128 ! Englué de l’autre côté de cette immense zone sans vent, Cali n’a parcouru que 95 milles en 24h, soit 4 nœuds de moyenne ! Il pointe désormais à 626 milles du premier. De son côté, Bilou n’est plus qu’à 436 milles de Pointe-à-Pitre qu’il pourrait atteindre samedi ou dimanche.









