Pour les leaders de la Velux 5 Oceans, l’Afrique du Sud est encore à plus de 2600 milles et ils commencent à subir les effets de ces longues semaines de solitude et de manque de sommeil. "Il y a quelques jours, je n’avais pas du tout le moral. Quand vous êtes trop fatigués, vous vous laissez dépasser par vos émotions", confie le skipper canadien, Derek Hatfield. "Habituellement, je gère assez bien mon sommeil, mais dans cette première moitié de parcours, je n’arrivais pas à me détendre. J’étais terriblement déçu par ma position dans la course".
Il y a quelques jours, le skipper Polonais Zbigniew Gutkowski avouait avoir oublié d’embarquer des livres à bord et ‘s’ennuyer’. Pour tuer le temps et éviter de trop réfléchir à la solitude, certains choisissent donc de se livrer à un entretien minutieux du bateau, ou à une analyse approfondie de la météo. "La situation est très compliquée. Chaque modèle propose une évolution différente, donc il faut être très vigilant" reconnaissait Gutek hier. "Aujourd’hui, il ne devait y avoir que 10 nœuds de vent, et nous en avons 20 ! Je reçois des prévisions toutes les trois heures et parfois le temps que je les comprenne et que je les analyse en profondeur, la situation a déjà changé. Cela m’empêche de dormir".
Ce vendredi matin, Brad van Liew en tête de la flotte progresse à la latitude de Rio et commence à mettre le cap vers le sud-est. Christophe Bullens reparti des Canaries à l’aube hier matin n’avance que très lentement et sa moyenne ce matin n’était que de 3 noeuds. Depuis hier, il s’est faufilé entre les îles mais l’écart aux leaders ne cesse d’augmenter.
Positions à 7h
1. Brad Van Liew – Le Pingouin à 2631 milles de l’arrivée
2. Zbigniew Gutkowski – Operon Racing à 52 milles
3. Derek Hatfield – Active House à 480 milles
4. Chris Stanmore-Major – Spartan à 757 milles
5. Christophe Bullens – Five Oceans of Smiles à 2466 milles









