Suite à la décision du jury, qui le pénalise deux heures et le relègue en dix-neuvième position à près de trois heures d’Armel Le Cléac’h, il a fallu un peu de temps à Yann Eliès pour assimiler une décision qui prive le navigateur de toute chance au classement général. Revoir ses ambitions à la baisse quand on est un compétiteur ambitieux n’est jamais simple, mais la nuit porte conseil.
Yann Eliès : « Il y a une frustration évidente : je sais que je suis dans le coup, je le démontre sur l’eau et je paie mon erreur. Je sais aussi que j’aurais pu être purement et simplement disqualifié. J’imagine que la tâche n’était pas facile pour le jury. Et puis, on ne peut pas prendre le risque de voir gagner un concurrent qui aura utilisé son moteur pour se tirer d’un mauvais pas. Mais j’ai l’habitude de rebondir. Je sais quand il faut passer à autre chose. Et puis, il y a quand même des choses plus graves dans la vie, je suis bien placé pour le savoir. Il reste deux étapes avec des conditions qui ne sont pas forcément simples, il peut y avoir du jeu. A moi d’en profiter… »









