Pascal Bidégorry (Banque Populaire): "Je suis partagé entre deux sentiments : c’est ma première Route du Rhum et tout est parfait, je suis content de ce que je fais, fier du boulot qu’on réalise. J’en ai même des sanglots quand j’y pense… je suis heureux voilà, tout simplement heureux et c’est pas souvent que je suis content, hein! Le deuxième sentiment c’est que c’est dommage de ne pas la claquer, alors je me défonce. Pour la gagne, moi je crois toujours au Père Noël, c’est pas fini, c’est jamais fini !"
Lionel Lemonchois (Gitana 11) : "On a bien contrôlé la nuit dernière et les autres se sont alignés derrière, tout va bien. Juste ce matin j’étais un peu énervé de revoir que Pascal (Bidégorry) m’avait repris 10 milles. Le vent a un peu faibli, en gros 5 noeuds de moins qu’hier. Brossard tente un coup au sud, mais je pense que ce ne sera pas facile de se recaler ensuite pour lui. Je devrai arriver disons, dans 48 heures, vous voulez l’heure précise?"
Thomas Coville (Sodeb’O) : "C’est génial, on est sous gennaker, à 30 noeuds, c’est un combat de tous les instants, dans du vent relativement instable. La course n’est pas finie, on a déjà vu des avances de 200 milles fondre comme peau de chagrin à l’arrivée sur la Guadeloupe. Tant que la ligne n’est pas passée.. C’est sûr qu’en ligne droite on ne va pas reprendre Lionel, mais sur l’arrivée tout est possible et les conditions ne seront pas les mêmes suivant que l’on arrive de jour ou de nuit."
Yvan Bourgnon (Brossard) : "L’heure est à l’attaque. Il y a peut-être une option par dessous, par le sud. C’est sûr que si j’étais en tête, je n’aurais pas fait ce choix, mais là il faut tenter quelque chose, ça ne sert à rien de rester derrière dans l’axe. L’angle au vent n’est pas bon mais la pression semble meilleure, la question est de savoir si davantage de vent peut compenser cet angle moins favorable. La course est intense, on s’arrache les tripes, on donne tout!"
Franck Cammas (Groupama) : "Je n’ai plus de safran tribord, alors il faut faire attention, ne pas trop lever les pattes et choquer quand ça se lève. Il faut se méfier. On a empanné un peu plus tôt que les autres hier pour se faire un petit décalage, mais c’est vrai que j’aimerais être plus près des autres pour pouvoir jouer le coup à fond. On glisse bien malgré tout et beaucoup de gens aimeraient être à ma place!"









