- Publicité -
Accueil Echos du large... côté monos IMOCA

    Echos du large… côté monos IMOCA

    Armel Le Cléac´h Brit Air portrait 2006
    Armel Le Cléac´h Brit Air portrait 2006

    Roland Jourdain (Sill et Veolia) : « La vie à bord est un peu rude. Hier soir, j’ai eu un coup de mou parce que j’ai pas mal bossé en enchaînant les empannages et les manœuvres… le spi, le gennak… Le vent est très variable (18 – 25 nœuds), la mer un peu formée. Faut faire gaffe au matériel… Cette nuit, je n’ai pas barré. Je suis resté pas loin des écoutes pour être prêt à choquer. »

    - Publicité -

    Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) : « J’étais en train de passer du spi au gennaker et j’ai heurté un objet mou… Le bateau s’est arrêté et n’avançait plus à sa vitesse. Je me suis alors mis bout au vent pour reculer mais j’ai quand même dû plonger. Heureusement que j’avais une lampe étanche pour éclairer la quille. Lorsque je suis descendu, la chose ou l’objet avait disparu. J’ai perdu pas mal de temps dans la manœuvre mais c’était quand même la solution la plus rapide d’aller voir. Le safran est intact, mais j’ai des petits impacts (peinture éraflée).
    Ça m’a pas mal perturbé. Au final, je ne sais pas ce que c’était… Un requin ou un gros poisson certainement… Dans ces moments-là, il faut agir ! Tu ne vas pas rester toute la nuit comme ça ! J’avançais à 3-4 noeuds et j’avais l’impression de traîner un âne mort sous le bateau ! Je n’avais jamais plongé la nuit. C’est sûr, faut pas le faire tous les jours. C’est quand même fatiguant et surtout, perturbant. Je n’ai pas pu aller me reposer et bilan, je suis vanné ! »

    Armel Le Cleac’h (Brit’Air) : « Je prend mes marques ! C’est vrai que j’avais déjà pas mal navigué sur le bateau pour la qualif mais je ne sais pas encore utiliser toutes les voiles… Il faut trouver la bonne mesure mais cela va de mieux en mieux au fur et à mesure que la course avance. Il faut s’accrocher au premier en tenant le rythme imposé tout en maintenant l’écart avec les poursuivants. »

    Jean Le Cam (VM Matériaux) : « C’est clair que là on fait de bonnes moyennes ! Ce ne serait pas plus mal de barrer mais on ne peut pas le faire 24h/24 ! Mieux vaut bien régler le pilote pour dormir, manger, faire la météo… C’est une éternelle remise en question à chaque classement… Tu te dis à chaque fois, pourvu que le pilote tienne ! C’est clair que ce n’est pas une situation de plénitude totale ! Je ne suis pas assis serein à la table à carte pour vous parler !»