Jaume Mumbru, We Are Water : « Cela fait 30 heures que nous avons perdu notre spi en une manœuvre malheureuse. Les conditions n’étaient pourtant pas si difficiles. Avec des rafales à 30 nœuds, le bateau avançait à plus de 14 nœuds, de nuit avec une grande houle. Au moment de rentrer le spi, il s’est détaché du bout-dehors, a touché l’eau, a cassé deux chandeliers et s’est enroulé dans la quille et les safrans. Nous avons dû mettre le bateau à la cape. Nous avons perdu plus d’une heure à enlever ce qu’il restait. Nous naviguons à la place avec le petit gennaker ce qui nous fait perdre deux nœuds et nous oblige à caper de 10° de plus. »
Michel Desjoyeaux, Foncia : « Nous sommes passés dans l’hémisphère Sud. Le vent va être un peu plus fort, un peu plus Sud. Cela commence à refuser et cela penche bien à bord : nous continuons à cavaler tranquillement comme nous le pouvons. Nous avons presque tout ballasté même si nous ne sommes pas encore au près serré. Les vitesses s’en ressentent. Nous sommes à 10 nœuds, pas plus. L’équipe technique est déjà sur place au Brésil et regarde l’endroit le plus adapté pour pouvoir s’arrêter. Soit, ce sera Recife, soit, Suave où il y a des attaches françaises qui pourraient faciliter la tâche. Nous espérons passer le moins de temps possible, mais cela dépendra des conditions dans lesquelles nous arriverons à travailler et de l’état exact de ce qui restera à ce moment-là.»
Kito De Pavant, Groupe Bel : «Je ne sais pas si nous sommes sortis de ce Pot au Noir car je ne sais même pas si nous y sommes entrés ! Il y a des gros nuages noirs menaçants qui se rapprochent ou c’est plutôt nous qui nous nous en rapprochons. Il fait très chaud et très humide même à l’intérieur du bateau, j’ai les mains moites. J’ai dû passer cette démarcation hémisphère nord/ hémisphère sud au moins 7 fois. Même chiffre pour Seb. Mais dans ces endroits là, on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé, cela peut se gâter ! »









