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    Les vacations de de Pavant, Martinez et Merediz

    Les vacations du jour sur la Barcelona :

    Kito de Pavant, Groupe Bel :
    « Depuis une semaine, globalement depuis qu’on a passé Bonne Espérance, ça s’est un peu accéléré. On espérait avoir un peu plus de vent que nos petits copains, mais ça a molli. On a passé une nuit au ralenti. C’était la mauvaise surprise de la journée. Mais ça devrait aller assez vite jusqu’en Nouvelle-Zélande. En tout cas, c’est ce qu’on espère. Journée exceptionnelle hier : beaucoup de soleil, journée méditerranéenne. Mais il fait assez froid. Le soleil est assez timide. Ce n’est pas comme au Grau du Roi, comme on le connaît chez nous. Hier, le vent a complètement changé. On a pu mettre des voiles de portant. Le câble de remplacement était coincé. On est monté dans le mât pour voir ce qui se passait. En fait, il n’était pas coincé, on ne tirait pas assez fort dessus par le bas. Du coup, ça a permis de vérifier le gréement. J’ai pu regarder que tout se passait bien. Mais je ne me suis pas attardé avec la houle croisée, à 30 m de haut, ce n’est pas très confortable. C’est Seb qui m’a monté avec la drisse d’homme. Il faut bien s’accrocher surtout sur un mât aile qui est assez large. J’ai passé trente minutes dans les airs, heureusement qu’il faisait beau, j’ai horreur de ça. On est un peu désolé d’avoir perdu autant de milles sur Estrella Damm. On est un peu trop prudent pour l’instant, mais la route est longue. »

    Iker Martinez, MAPFRE :
    « On est arrivé juste dans la zone de changement de vent. Le vent du nord était très fort. Le problème, c’est qu’on allait beaucoup plus vite que le front qui bougeait dans le même sens que nous. On arrêtait, on accélérait. On a eu des jours où ça a été assez violent. On a eu un peu peur pour nous et pour le bateau… On a essayé de gérer du mieux possible.
Ce qui a été très très difficile, c’est qu’on a eu des vagues qui venaient du sud et d’autres du nord. On n’a jamais été dans une situation comme ça avant, on a essayé de faire le mieux possible. Avec les conditions que l’on a rencontrées, on aurait pu facilement casser n’importe quoi dans une vague ou dans une rafale. On est déjà content. La régate continue. On est à la deuxième place. Mais le plus important c’est de continuer et continuer. Être là dans la bagarre. La place ne compte pas beaucoup pour l’instant.»

    Juan Merediz, Central Lechera Asturiana :
    « C’est le calme avant la tempête. On prépare le bateau en prévision de ce qui risque de nous tomber dessus. Pour nous, l’objectif est clair, c’est avant tout de finir cette Barcelona World Race. A Cape Town, on a acheté une brosse à vaisselle et du produit. On avait oublié ça à Barcelone, du coup on faisait la vaisselle avec du savon et un gant de toilette. (Concernant l’abandon de Banque Populaire), Le plus impressionnant, c’est d’avancer sans avoir idée des éventuels obstacles sous l’eau. On sait qu’on n’y peut rien, donc on essaye de ne pas y penser.»