Puma a réussi à creuser légèrement son avance en tête de la Volvo Ocean Race. Les leaders ont désormais plus de 1 000 milles dans leur sillage. Les conditions restent très agréables à bord, mais les équipages font tout leur possible pour grappiller des centaines de mètres sur leurs poursuivants.
L’ambiance est bonne à bord de Puma. En tête de la Volvo Ocean Race à la hauteur de Salvador de Bahia, l’équipage américain se réjouit de sa position assez confortable et l’équipier média Amory Ross nous parle de la « camaraderie » du bord. « Un élément majeur d’une navigation autour du monde, un élément qui n’apparaît pas sur les classements, les pointages et les rapports, c’est la camaraderie de l’équipage. On passe une bonne partie de l’année avec les mêmes 10 autres gars, les jours avec et les jours sans, mais malheureusement, le rythme de cette course laisse peu de place au repos. On épuise la plupart des journées en courant autour du bateau, tous occupés par nos différents boulots. Les routines existent pour une raison, et on a rarement l’occasion de les rompre. Mais cette étape a été différente. Pour la première fois, c’est assez agréable sur le pont pour y être à n’importe quelle heure. Jour, nuit, crépuscule, aube, ça n’a pas d’importance : il fait sec, chaud, et la mer est plate. Les gars passent leur quart de repos à parler sur le rail, à brasser du vent. C’est facile de se reposer et le sommeil abonde. La plupart d’entre eux ont envie d’être sur le pont quand ils le peuvent. On parle tellement que ça pourrait être au détriment de notre performance ! On est contents de notre position au vent de Camper et on est passé à la caisse ces dernières 24 heures en transférant une partie de ce décalage pour se placer devant leur étrave. On attend une adonnante pour nous éloigner du Brésil et nous propulser vers le nord-est avant d’arriver à la plage. »
Hamish Hooper sur Camper parle aussi ce matin des conditions agréables mais n’oublie pas pour autant qu’il s’agit d’une course et l’équipage a les yeux rivés sur les classements pour voir s’ils ont repris ou perdu des milles. « Chaque classement est serré et si on perd ou si on gagne un dixième de mille, c’est une perte ou un gain énorme. Lorsque le vent faiblit, la tension monte à bord, car on imagine que les autres profitent d’une bonne brise. Les derniers classements n’ont pas été à notre faveur. Un calme où on est ralenti à 7 noeuds pendant 20 minutes représente quand même des milles perdus aux autres. L’étape est de 4 800 milles, mais on a l’impression de regarder les pouces et les pouillièmes de noeud en ce moment… et cela risque d’être le cas jusqu’à Miami. »
Classement de 9h
Puma à 3637 milles de l’arrivée
Camper à 19,2 milles
Telefonica à 32,6 milles
Abu Dhabi à 45,6 milles
Groupama à 94 milles









