Après une première tentative avortée le 15 août dernier, Francis Joyon devrait repartir à l’assaut du record de la traversée de l’Atlantique, entre Ambrose (New York) et le cap Lizard, dans la nuit de dimanche à lundi. La nouvelle fenêtre météo repérée avec l’aide du routeur-navigateur Jean-Yves Bernot semble en effet favorable pour tirer le maximum des performances du maxi trimaran IDEC et ainsi espérer détrôner Thomas Coville, détenteur du record depuis juillet 2008. Pour cela, Francis devra boucler les 2980 milles théoriques du parcours en moins de 5 jours, 19 heures, 30 minutes et 40 secondes.
« Cette fenêtre météo vaut le coup d’être tentée ». C’est Jean-Yves Bernot, le conseiller météo de Francis Joyon, qui le dit. « Des opportunités comme celle-ci ne se présentent pas 50 fois dans l’été d’autant que plus on avance en saison, plus les chances de trouver des conditions propices s’amenuisent » poursuit-il.
A moins que la situation ne se dégrade brutalement, le marin de Locmariaquer s’élancera donc de New-York dans la nuit de dimanche à lundi à bord de son maxi trimaran IDEC, pour une traversée de l’Atlantique express. Il devrait évoluer dans un flux de sud-ouest de 20 à 25 nœuds et sur une mer peu formée, soit les conditions optimales pour battre ce type de record. L’idée pour Francis et son routeur : parvenir à se faire porter par ce système dépressionnaire le plus loin possible en Atlantique, idéalement jusqu’aux environs du cap Lizard, où sera jugée l’arrivée de ce record. Mais si la situation météo est assez claire jusqu’au milieu de l’Atlantique, l’incertitude plane en revanche sur la phase d’arrivée. « C’est d’ailleurs là que se jouent souvent les records, souligne Jean-Yves Bernot. Une traversée en solitaire à grande vitesse induit toujours une part de chance, notamment au niveau de la météo. C’est la loi du genre ».









