Au départ de la Transquadra à Barcelone, Jean Marie Vidal fêtera sa 40ème saison de course. En Juillet 1971, il participait à sa première Solitaire, elle s’appelait encore « l’Aurore », il la remportait l’année suivante et renouvelait l’exploit quinze ans plus tard. « j’avais déjà plus de 40 ans, » Côté Transatlantique, le champion n’est pas en reste non plus : deux Mini-transat en 95 et en 2001.
Que vient donc chercher l’ancien Directeur de Port Camargue ? Pourquoi en double ? Est-ce pour tester une course qu’il n’a pas encore affiché à son palmarès ? « Non, je ne cherche ni le podium ni la médiatisation. Le niveau de la Transquadra est très élevé ! il y avait de belles pointures dans la dernière édition. Des Vrais. Des Très bons qui se défoncent. Moi, je passe ma vie sur l’eau, Je ne cesse d’apprendre qu’en mer il y a une grande part d’aléatoire… certaines courses m’ont marqué parce que j’y ai trouvé un grand plaisir en navigation et d’autres parce que j’ai dû me battre et donner le maximum ! j’en tire toujours quelque chose. »
Le Montpelliérain courra en Double, avec Patrick Schmitt. Pour l’instant, aucun de leur bateau respectif ne rentre dans la jauge. Son 9,50 Open ? « Il est over-rating, je ne vais quand même pas le châtrer ! »
Les stages ISAF
« Nous étions seize marins à Lorient : Des concurrents de la Route du Rhum, deux du Tour de France à la Voile, des marins de St Pierre et Miquelon, quelques plaisanciers et six inscrits à la Transquadra ! » précise Gaston Talba, découvrant que le stage répond aussi aux questions qu’il n’osait pas se poser.
« Le problème n’est plus seulement celui de la collision et de la voie d’eau, mais d’apprendre à prévenir les risques et les gérer. Yann Chauty, Président du Centre d‘études et de Pratique de la Survie, présente ses salles d’études, ses installations et bassins d’exercice dans la BSM de Lorient.
En Grande Bretagne, ces stages accueillent 2 500 personnes par an. En France 300 stagiaires maximum. Ils viennent à reculon, ensuite ils disent que c’est formidable ! Ils ont tous le nez dans le guidon, et viennent au dernier moment accomplir une formalité. Ici, ils prennent conscience que le premier risque c’est le choc ! Les courses sont dures, on garde le spi trop longtemps, on atteint de grandes vitesses, et il faut apprendre à analyser les risques qui sont autant dans la mâture, que sur le pont, sur la coque, ou dans le poste de veille… En résumé, apprendre à prévenir et se protéger ! »
En Méditerranée, Bernard Lhuillier responsable du centre Isaf à Marseille, n’a pas encore été contacté par les transquadristes … Il leur propose un stage spécialement dédié cet hiver s’ils se regroupent à douze concurrents minimum. L’appel est lancé.









