Guirec Soudée aura mis 94 jours, 21 h et 58 minutes pour réaliser le tour du monde à l’envers à bord de son multicoque Ultim MACSF. Le marin breton a battu le record détenu par Jean-Luc Van Den Heede ne monocoque. Il sera fêté au port à Brest en début d’après-midi.
Ce samedi 28 mars, à 9.h 34min, au terme de 94j et 21h58*, Guirec a franchi la ligne d’arrivée du Tour du Monde contre vents et courants dominants, réalisant une première historique en multicoque, à bord de l’Ultim MACSF ! Il passe sous la barre des 100 jours, son objectif de départ et s’empare du record de vitesse autour du globe d’Est en Ouest détenu depuis 22 ans par Jean Luc Van Den Heede.
A Brest la fête se prépare pour accueillir le héros. Le stand Guirec ouvrira ses portes dès 11h devant la scène du quai Malbert. Vous y trouverez les livres des aventures de Guirec et les bénévoles du team vous distribueront les bobs MACSF et les pavillons bretons de l’opération Gwenn Ha Du ! Un écran géant installé près de la scène vous permettra de vivre le cortège maritime en live depuis le bateau assistance du Team. À partir de 12 h 30, les bateaux « amis » pourront aller à la rencontre de l’Ultim pour l’escorter lors de la remontée du goulet jusqu’au quai Malbert, où il sera amarré. Guirec montera la passerelle à 14 h 30 pour se diriger vers la scène et célébrer son nouveau temps de référence autour du monde avec le public brestois.
Guirec Soudée devrait boucler la boucle dans la nuit et arriver à Brest ce samedi 28 mars en battant le record du tour du monde à l’envers en moins de 100 jours et en étant le premier à le faire en multicoque ! Le passage de ligne pourrait avoir lieu entre 4h et 9h du matin. Son arrivée à quai à Brest est prévue à 14h ce samedi où il devrait y avoir du monde.
Engagé, depuis 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée doit, en principe, réussir son pari ce samedi 28 mars, à Brest. Mais attention, le marin se veut prudent jusqu’au passage de la ligne.
« Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »
Le ton est donné : la fête attendra. Il faut dire que Guirec a déjà subi une avarie, au Sud-Est de Madagascar, en début de mois. Alors qu’il naviguait à 20 nœuds, il a en effet percuté un filet de pêche, qui a endommagé son safran tribord.
De façon plus générale, ça commence à “tirer”. Pour lui, qui reconnaît être « très fatigué », comme pour son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ».
« Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. »
D’autant qu’à l’arrivée, une (dernière) petite dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu. Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record depuis 2004, sera présent à Brest pour l’accueillir, tout comme Claude Breton, contrôleur du World Sailing Speed Record Council, pour valider le temps de passage de Guirec.
La délégation tricolore de dériveur masculin 49er - Photo @ Guilain Grenier
Véritable rendez-vous incontournable pour lancer la saison olympique internationale, le Trofeo Princesa Sofía Mallorca se déroulera cette année du 27 mars au 4 avril dans la magnifique baie de Palma, à Majorque (Espagne). Cette 55e édition ouvre également le circuit du Sailing Grand Slam en rassemblant l’élite mondiale des dix disciplines de voile olympique. Véritable indicateur des forces en présence, le Trofeo est une régate de référence pour l’Équipe de France, qui s’élance avec ambition vers une saison internationale déterminante. Avec plus de 1 000 athlètes issus de plus de 50 pays, la semaine de Palma constitue un rendez-vous majeur sur la route menant aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Forte de 57 athlètes et 42 équipages, la délégation tricolore est présente au grand complet sur le plan d’eau espagnol, après un hiver studieux et une grande envie d’en découdre.
Loïc Billon, manager des équipes de France : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est vraiment l’épreuve de rentrée : toutes les nations reviennent et on retrouve les leaders après la période post-olympique. Des équipes comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie, l’Espagne ou encore la Chine seront très présentes, avec une densité internationale très forte. De notre côté, la délégation française arrive à Palma quasiment au complet, ce qui est un vrai point positif pour lancer la saison. C’est un moment clé pour se situer dans ce nouveau cycle vers Los Angeles 2028. Pour nous, c’est aussi l’occasion de valider le travail effectué cet hiver et d’accompagner la progression de nos équipages. » Lysa Caval, équipe de France de Kitefoil : « Ces dernières semaines, j’ai fait un vrai grand écart : j’étais plongée dans mes partiels : je fais un master en école de commerce en distanciel, ce qui m’a permis de gérer études et entraînements en même temps. Mais c’est quand même un timing serré ! Je suis soulagée que ce trimestre soit terminé et que je puisse me concentrer à 100 % sur la compétition. J’ai maintenu l’entraînement et surtout renforcé ma préparation physique cette année. J’arrive à Palma avec une très bonne vibration : dès ma première sortie sur l’eau, j’ai retrouvé ce que j’aime ici : le soleil, un beau petit vent sympa, des conditions que j’apprécie vraiment. L’année dernière, j’avais adoré cette régate, j’étais entrée en finale en deuxième position, c’était ma première finale senior, ça m’a appris beaucoup. Cette année, j’ai hâte de me confronter à la concurrence, même si ça va être intense. Je suis vraiment excitée que ça commence. » Erwan Fischer, tenant du titre avec Clément Pequin en dériveur 49er : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est une étape qu’on apprécie particulièrement, parce que c’est vraiment le début de saison avec toutes les nations présentes et beaucoup de densité sur l’eau. Palma, c’est aussi un cadre idyllique : une eau claire, un plan d’eau propre, sans courant ni algues, où les risées se lisent bien. On navigue souvent en brise thermique autour de 8 à 12 nœuds, même si les conditions peuvent être variées avec parfois du vent de terre plus soutenu. C’est un plan d’eau qu’on connaît bien et qui reste très intéressant sportivement. L’objectif, bien sûr, c’est de jouer devant. Cette régate permet de remettre la machine en route, de se situer et de valider le travail effectué pendant l’hiver : quoi qu’il arrive, ce sera bénéfique pour la suite. » Tom Arnoux, équipe de France de planche à voile iQFOiL : « On a déjà fait un gros bloc de préparation ici ces dernières semaines : une semaine d’entraînement avec les Français, puis une Coach Regatta avec les étrangers. Ça nous a vraiment bien préparés, et le fait de gagner cette régate d’entraînement me donne confiance. Le Trofeo Princesa Sofía, c’est la première grande compétition de la saison, celle qui met les pendules à l’heure et où tout le monde va se jauger après l’hiver. En iQFOiL, on a un beau collectif en France avec des jeunes qui arrivent et qui ont faim, ça va être une belle bataille entre nous. À l’international, il faudra surveiller l’Italie, l’Angleterre et l’Australie, qui sont les nations les plus solides en ce moment. Mais pour moi, l’objectif de la saison, c’est de progresser au fur et à mesure jusqu’au Championnat du Monde en septembre. »
Le programme du Trofeo Princesa Sofia 2026 -30 mars : Début des courses pour les dériveurs 470, 49er, 49er FX et catamarans Nacra 17 -31 mars : Début des courses pour les planches à voile et le kite -4 avril : Finales (Medal Races)
Les Principaux français de la délégation – Palma 2026 DERIVEUR DOUBLE MASCULIN – 49ER Entraîneurs : Emmanuel Dyen, Aristide Girou -Erwan Fischer (CN La Baule Pouliguen Pornichet) et Clément Pequin (La Rochelle Nautique) – Team Voile BPGO -Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime) et Jérémie Mion (SR Havre) – Armée de Champions -Lucas Rual (APCC Nantes) et Emile Amoros (CN Pornic) – Armée de Champions DERIVEUR DOUBLE FEMININ – 49ER FX Entraîneur : Benjamin Bonnaud -Mathilde Lovadina (YC Pointe Rouge) et Lou Berthomieu (SN Nantes) -Manon Peyre et Amélie Riou (CN La Pelle Marseille) -Chloé Revil (SN Marseille) et Albane Dubois (Gravelines GVLS) DERIVEUR DOUBLE MIXTE – 470 Entraîneur : Maxim Pisseloup -Matisse Pacaud (YC Cannes) et Lucie De Gennes (YC Cannes) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée -Manon Pennanéac’h (SN Marseille) et Pierre Williot (CV Saint-Aubin Elbeuf) CATAMARAN A FOILS – NACRA 17 Entraîneurs : Gildas Philippe, Hugues Puimatto -Aloïse Retornaz (SN Sablais) et Tim Mourniac (ASN Quiberon) – Team Voile BPGO -Fanny Bourrust (YC La Grande Motte) et Noah Chauvin (YC La Grande Motte) -Eloïse Clabon (CN Arès) et Clément Martineau (La Rochelle Nautique) -Noémie Fehlmann (CN La Pelle Marseille) et Marius Praud (La Rochelle Nautique) DERIVEUR SOLITAIRE MASCULIN – ILCA 7 Entraîneur : Christophe Espagnon -Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautique) -Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautique) -Lorenzo Mayer (Saint Barth YC) DERIVEUR SOLITAIRE FEMININ – ILCA 6 Entraîneur : Nicolas Le Berre -Louise Cervera (CN Mandelieu) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée -Marie Barrue (COYC Hyérois) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée KITE FOIL Entraîneurs : Pascal Chaulet, Antoine Weiss Femmes -Lauriane Nolot (Hyères KA) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée -Lysa Caval (Hyères KA) Hommes -Benoît Gomez (CV Arcachon) -Nell De Jaham (Hyères KA) PLANCHE A VOILE – IQFOIL Femmes Entraîneur : Jules Chantrel -Marion Couturier (YC Pointe Rouge) -Hélène Noesmoen (SN Sablais) – Armée de Champions -Team Voile BPGO -Ambar Papazian (CN La Pelle Marseille) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée -Manon Pianazza (CN Angoulins) Hommes Entraîneurs : Julien Bontemps, Pierre Odoux -Tom Arnoux (YC Pointe Rouge) -Nicolas Goyard (ACPV Nouméa) – Armée de Champions -Clément Bourgeois (CV Mayenne) -Louis Pignolet (SN Nantes) -Yun Pouliquen (CN Lorient)
La skipper Tiphaine Rideau habille son bateau aux couleurs d’Habitat et Humanisme. Un choix engagé pour donner de la visibilité à l’association tout au long de sa saison 2026. Avec en ligne de mire une première participation à la mythique Solitaire du Figaro en 2027 et le Vendée Globe en 2032, Tiphaine Rideau a souhaité donner du sens à son parcours en s’associant à une association dont l’action résonne profondément avec ses valeurs.
Une skipper qui donne du sens à son aventure sportive « Je veux donner du sens à mon projet et m’engager personnellement avec Habitat et Humanisme. La course au large peut être un symbole fort pour les personnes accueillies au sein de l’association, et je souhaite donner une dimension réelle et vivante à cet engagement. », affirme Tiphaine Rideau.
Ce partenariat trouve son origine dans une histoire singulière : originaire du Morbihan, Tiphaine a découvert Habitat et Humanisme dès l’enfance, en passant chaque jour devant la Maison Bleue à Vannes, une résidence intergénérationnelle d’Habitat et Humanisme Morbihan. Un souvenir devenu aujourd’hui un engagement concret : celui de soutenir et faire connaître l’action de l’association à travers son projet sportif.
Un bateau aux couleurs de la solidarité Pour matérialiser cet engagement, le Figaro de Tiphaine arborera fièrement les couleurs d’Habitat et Humanisme. Le flocage sur la coque de son Figaro Beneteau 3 est en cours dans le port de Lorient la Base. La grand-voile sera elle aussi floquée aux couleurs d’Habitat et Humanisme et sera prête pour la Solitaire du Figaro 2027.
Des valeurs communes À travers ce partenariat, Habitat et Humanisme et Tiphaine Rideau unissent leurs forces pour porter d’une seule voix auprès du grand public les enjeux du logement et de l’insertion des plus fragiles. Engagement, persévérance, résilience, dépassement de soi : autant de valeurs partagées entre la skipper et le Mouvement, au service d’une société plus humaine et plus inclusive. « Merci à Tiphaine de nous associer à son aventure. Ce partenariat est celui de deux volontés qui refusent de céder aux vents contraires. Que ce soit face à la fureur de l’océan ou à la brutalité de l’exclusion, Tiphaine et le Mouvement partagent cette même rage de ne jamais se résoudre à la fatalité. Là où d’autres voient des impasses, nous nous acharnons à ouvrir des chemins. Ensemble, nous prouvons que le droit au logement, comme une victoire en mer, est un combat que l’on gagne en ne lâchant rien. », souligne Pascal Isoard Thomas, Directeur Général de la Fédération Habitat et Humanisme.
Une saison 2026 pour porter des valeurs au large À 20 ans, Tiphaine Rideau est étudiante ingénieure à l’INSA et sportive de haut niveau. Elle débute en 2026 sa première saison en Figaro, avec pour objectif de participer à la Solitaire du Figaro en 2027 et au Vendée Globe en 2032. Tout au long de la saison 2026, Tiphaine Rideau portera les couleurs d’Habitat et Humanisme sur plusieurs courses du circuit Figaro : – Le Trophée Laura Vergne (La Trinité-sur-Mer) – du 28 mars au 1er avril 2026 – Le Trophée BPGO (Concarneau) – du 15 au 25 avril 2026 – Fig’Armor (Lorient) – du 3 au 8 août 2026 – L’Aventura, course au large en double – du 19 août au 13 septembre prochain
Une aventure humaine au-delà de la compétition Au-delà de la performance sportive, ce partenariat permettra de créer des temps de rencontre et de partage avec les personnes logées par Habitat et Humanisme : visites, échanges, événements autour des courses… Plus largement, l’ensemble du Mouvement Habitat et Humanisme se mobilisera autour de ce projet — plus de 9 500 bénévoles et salariés, ainsi que les 25 600 personnes logées.
A propos d’Habitat et Humanisme Depuis 40 ans, pour répondre à l’exclusion et l’isolement des personnes en difficulté, Habitat et Humanisme agit en faveur du logement, de l’insertion et de la recréation de liens sociaux. Résolument tourné vers l’innovation, le Mouvement a développé des outils économiques à vocation sociale, pour financer et mener à bien son action. Habitat et Humanisme s’est donné pour mission :
de permettre aux personnes à faibles ressources, précarisées en raison de leur situation sociale, de leur âge, de leur handicap ou de leur santé, d’accéder à un logement décent, adapté à leur situation et leurs ressources,
de contribuer à une ville ouverte à tous, en privilégiant les logements situés dans « des quartiers équilibrés »,
de proposer un accompagnement personnalisé ou collectif pour favoriser la recréation de liens et l’insertion sociale. Aujourd’hui, au sein du Mouvement Habitat et Humanisme, présent dans 89 départements français, plus de 5 600 bénévoles et quelques 2 450 salariés oeuvrent au quotidien en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté et pour la recréation des liens sociaux. habitat-humanisme.org
A propos de Tiphaine Rideau Tiphaine Rideau est un jeune skipper de 20 ans, étudiante ingénieure à l’INSA et sportive de haut niveau en voile. Son parcours sportif commence en équipe de France jeune : à 13 ans, elle se révèle avec une 3ème place aux championnats du monde d’O’pen Bic. Jusqu’en 2023, elle navigue ensuite parmi les meilleurs mondiaux en Nacra 15 et décroche une médaille de bronze mondiale pour l’équipe de France et un titre de vice-championne d’Europe. Alors qu’elle semblait destinée à un projet sportif Olympique, la course au large s’est imposée à elle à l’arrivée de la Transat Paprec en Figaro. Depuis, elle a lancé son projet sur ce circuit très exigeant, avec pour objectif de participer comme Bizuth à la Solitaire du Figaro en 2027. Tiphaine Rideau a été mise à l’honneur à plusieurs reprises notamment en 2019 nominée par la FFV “ Marin espoir de l’année”, en 2024 à Vannes en portant la flamme olympique et en 2025 avec une sélection le top 4 en voile féminine de la sélection MACIF de course au large.
Le skipper Japonais Masa Suzuki confirme son programme Vendée Globe 2028, à la barre d’un IMOCA à dérives de 2006 : « Milai 22 ». Il sera le 2e marin nippon à relever le défi du tour du monde en solitaire et sans escale. Mais ce qui caractérise surtout le programme sportif de Masa Suzuki, c’est sa volonté de croiser les cultures, voire d’en casser les barrières.
« Au-delà de la performance, je voudrais montrer que l’océan, les rêves et les défis n’ont pas de frontières. Et qu’avec une forte détermination, il est possible d’aller au-delà des limites culturelles et géographiques. » Enfin, au travers de ce programme international, Masa souhaite donner envie à d’autres skippers Japonais de se lancer dans la course au large… Son premier objectif ? S’entourer de partenaires pour consolider son projet et participer à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026.
Masa Suzuki aspire à devenir le deuxième skipper Japonais de l’histoire du Vendée Globe, tout en incarnant une nouvelle génération de coureurs au large nippon, qui fait le lien entre le Japon et la scène internationale de la voile autour d’un programme multiculturel. « À ce jour, seul Kojiro Shiraishi a participé au Vendée Globe en tant que navigateur Japonais. Je veux devenir le deuxième et j’espère à l’avenir ouvrir la voie à un troisième, un quatrième et à d’autres marins venus du Japon et d’Asie. »
Casser les barrières culturelles Le parcours de Masa Suzuki est résolument international avec une forte volonté d’intégration : « J’apprécie énormément le milieu de la course au large : il y a une belle émulation, beaucoup d’échanges, je m’enrichi chaque jour de connaissances et de rencontres. Car avec un peu d’effort on arrive à casser la barrière de la langue et les différences culturelles. Mes projets course au large se sont toujours construits avec des personnes de différents pays (Français, Italiens, Britanniques et autres). Même avec des nationalités et des cultures différentes, il est possible d’établir un niveau de confiance tel, qu’en mer, nous nous confions la vie les uns des autres. L’expérience vécue avec Louis Duc l’an dernier en fut un bel exemple*. »
Un budget à consolider Cette campagne Vendée Globe a pu être lancée grâce à l’engagement de 22 mécènes : l’achat du bateau vient d’être finalisé, l’équipe technique est à pied d’œuvre sur les dernières finitions avant la remise à l’eau de « Milai 22 ». « Reste à embarquer des partenaires dans ce beau défi afin de mettre en place une campagne durable et compétitive en vue du Vendée Globe », précise le skipper. L’objectif est de progresser pas à pas. Et la prochaine étape n’est rien de moins que la Route du Rhum Destination Guadeloupe 2026, course qualificative incontournable en vue du Vendée Globe. Je continuerai d’avancer résolument vers le Vendée Globe Masa Suzuki, skipper de Milai 22 : « Ma carrière de navigateur au large s’est construite grâce au soutien de nombreuses personnes qui ont cru en moi. Je leur en suis vraiment reconnaissant car je rêve depuis toujours de mener ce beau défi et d’en porter les valeurs d’ouverture internationale. De nombreux obstacles m’attendent encore et ils sont de taille. Mais, pas à pas, j’ai réussi à arriver jusqu’ici et je continuerai d’avancer résolument vers le Vendée Globe, aux côtés de ceux qui croient en ce projet. »
Les différences culturelles ne sont pas des barrières Louis Duc et Masa Suzuki, duo Normando-Japonais, ont bouclé la Transat Café l’Or Le Havre Normandie 2025 à la 14e place et au 2e rang des bateaux à dérives. Sportivement, ils ne pouvaient signer meilleure performance et, humainement, ces deux marins se sont découverts, appréciés et respectés au fil des milles, distillant avec humour et sincérité de belles valeurs d’ouverture. Ils ne parlaient pas la même langue mais leurs valeurs de partage, d’écoute, de bienveillance associées à leur humour ont montré que les différences culturelles n’étaient pas des barrières à la performance comme à la bonne entente.
Masa Suzuki, tout quitter pour le grand large et l’ouverture au monde Masa fait partie de ces skippers qui ont de l’eau de mer dans leurs veines. Dès l’âge de 5 ans, ses parents l’embarquent sur des croisières. Étudiant, il navigue au sein du club nautique de l’université Hosei. Il entame cependant une carrière professionnelle (tout en régatant assidument en Moth international) avant d’être rattrapé par sa passion… En 2018, il quitte son travail et son pays pour s’installer à Lorient et préparer la Mini Transat 2019. Il décrochera une honorable 24e place. Cela ne fait que renforcer son envie d’aller plus loin et, en 2023, il s’élance sur la Globe 40 (tour du monde en double, avec escales, disputé en Class40). Ces 10 mois d’aventure se termineront par un podium.
Pour Masa, la suite coule de source : le Vendée Globe. En 2025, il s’engage donc comme co-skipper de Louis Duc sur la Transat Café l’Or : une transat de découverte de l’IMOCA et de transmission en vue de l’achat de ce plan Farr de 2006.
2026 : Masa lance son programme Vendée Globe ! « Mon parcours de coureur au large s’est construit avec le soutien de la communauté nautique française, qui continue de jouer un rôle central dans cette campagne Vendée Globe. L’équipe technique de Louis Duc va travailler avec moi : ils connaissent le bateau par cœur, ce sera précieux. Et le programme est géré par Estelle Greck, qui était déjà très impliquée dans mes projets Mini et Class40. »
L’IMOCA MILAI 22 Plan Farr Yacht Design Constructeur CDK Technologies (France) Année de mise à l’eau 2006
Du 9 au 17 mai 2026, plus de 410 navigateurs issus de 40 nations et des 5 continents se retrouveront à Saint-Pierre Quiberon pour les Championnats du Monde des classes olympiques spectaculaires 49er, 49erFX et Nacra 17 !
Le Comité Départemental de Voile du Morbihan (CDV) a été choisi par trois classes olympiques pour organiser leurs Championnats du Monde en mai 2026. L’événement se déroulera à l’Institut National Nautiques – I2N (précédemment: l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques – ENVSN) à Saint-Pierre-Quiberon, un site d’excellence reconnu pour l’accueil des équipes compétitions internationales.
Fort de plusieurs organisations de haut niveau en Baie de Quiberon ces dernières années, le CDV a su démontrer son expertise auprès de World Sailing, de la Fédération Française de Voile et des compétiteurs du monde entier.
Ce championnat du monde se distingue par sa dimension paritaire, avec trois catégories : une dédiée aux femmes, une aux hommes, et une mixte. Les bateaux 49er, 49er FX et Nacra 17 ont profondément renouvelé l’image de la voile olympique. Plus rapides, plus spectaculaires, ils attirent une génération d’équipages plus jeunes et ont ouvert une nouvelle ère en laissant définitivement leurs prédécesseurs au 20ᵉ siècle.
Benjamin rêvait de faire le Vendée Globe. Il avait 8 ans lorsqu’il a été tué pendant son cours d’Optimist par un marin professionnel qui naviguait trop vite, en état d’ivresse et sous cocaïne. Sa famille se bat pour combler un vide juridique, car la navigation sous emprise de drogue n’est pas règlementée. Pour les soutenir et éviter de nouveau de tels drames, voici la pétition à signer:
Le 21 mai 2025, la vie de notre fils, Benjamin MANO, a été volée par un individu qui n’a pas su, pas voulu, respecter les règles élémentaires de navigation sur le Bassin d’Arcachon en adoptant une vitesse excessive aggravée par l’usage de stupéfiants.
Cet accident est, à nos yeux, le drame de la transgression des règles par un homme à qui la société, dans son ensemble, n’a pas su dire stop, n’a pas su accompagner avant que l’irréparable ne se produise.
Aussi, nous avons décidé de soutenir le combat de Madame PANONACLE, députée du Bassin d’Arcachon, militant depuis de nombreuses années pour le renforcement de la législation et la création d’un homicide maritime à l’instar de l’homicide routier.
Notre démarche s’inscrit dans la volonté d’aborder ce sujet avec le plus grand apaisement, avec responsabilité et détermination.
Le projet de loi en cours de rédaction doit combler une faille majeure du droit français et aura les objectifs suivants :
– Modification du code des transports pour considérer comme un délit, la conduite sous stupéfiants ou sous l’emprise de l’alcool de véhicules nautiques dans l’espace maritime
– Rétention du véhicule nautique dont le conducteur est sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants
– Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui naviguent à une vitesse excessive ou qui effectuent des manœuvres dangereuses
– Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui ne respectent pas les zones de baignades et aires protégées
– Instauration d’un régime aggravé en cas de récidive
Ce texte aura également vocation à renforcer la prévention car elle est le meilleur moyen de lutter contre les comportements à risques. Nous souhaitons que ce texte concerne à la fois les plaisanciers et les professionnels.
Benjamin était un petit garçon dont l’humanité nous étonnait chaque jour. Sa bienveillance et son altruisme nous guideront pour toujours. Il était aussi un petit skipper plein d’avenir et la mer accompagnait ses rêves d’enfant au quotidien.
Afin que la mer demeure un espace de liberté, pour que chacun d’entre nous puisse naviguer avec sérénité, pour éviter à une famille de supporter l’insupportable, et enfin, pour honorer la mémoire de Benjamin, nous vous remercions de bien vouloir signer cette pétition.
Plongez dans le monde de la course au large à bord de Libertalia, VOR 60 avec équipage, pour une immersion complète en tant qu’équipier 100% actif.
Ici, pas de passagers : vous embarquez comme équipier à part entière, au sein d’un collectif engagé où la réussite repose sur la coordination, la confiance et l’esprit d’équipe.
Vous découvrez concrètement les exigences physiques et mentales de la course au large. Cette expérience est une immersion totale dans la réalité de la navigation en compétition. Sous la conduite d’un équipage professionnel, vous participez activement à toutes les phases de la course : manœuvres, réglages des voiles, prises de quart de jour comme de nuit, navigation, météo, stratégie et sécurité.
Construit en kevlar et carbone, ce monocoque de course conçu pour la Volvo Ocean Race ne laisse personne indifférent. C’est une machine à sensations, exigeante et généreuse, capable d’emmener son équipage au cœur des plus belles aventures maritimes. Chaque navigation devient un terrain d’apprentissage et de dépassement de soi. Vous vivez l’adrénaline des départs et des arrivées, dans une ambiance à la fois professionnelle, conviviale et profondément humaine.
Que vous soyez plaisancier expérimenté, passionné de voile ou marin en quête de nouvelles sensations, cette aventure vous offre l’opportunité rare de vivre une véritable course au large, dans des conditions authentiques et encadrées.
Prochaines courses au programme 2026 : • Tour de Belle-Île • ArMen Race • Drheam Cup • Round Britain & Ireland Race • Transat ARC 2026
Engagé, depuis 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée doit, en principe, réussir son pari ce samedi 28 mars, à Brest. Mais attention, le marin se veut prudent jusqu’au passage de la ligne.
« Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »
Le ton est donné : la fête attendra. Il faut dire que Guirec a déjà subi une avarie, au Sud-Est de Madagascar, en début de mois. Alors qu’il naviguait à 20 nœuds, il a en effet percuté un filet de pêche, qui a endommagé son safran tribord.
De façon plus générale, ça commence à “tirer”. Pour lui, qui reconnaît être « très fatigué », comme pour son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ».
« Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. »
D’autant qu’à l’arrivée, une (dernière) petite dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu. Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record depuis 2004, sera présent à Brest pour l’accueillir, tout comme Claude Breton, contrôleur du World Sailing Speed Record Council, pour valider le temps de passage de Guirec.
Engagé en Figaro Beneteau 3 avec le Groupe Snef pour la saison 2026, Xavier Macaire doit malheureusement renoncer. En effet, des raisons personnelles et indépendantes de sa volonté ne lui permettent pas de prendre les départs du Trophée Banque Populaire Grand Ouest et de La Solitaire du Figaro Paprec dans de bonnes conditions.
Le navigateur revient sur cette décision : « Je suis extrêmement déçu de devoir renoncer à cette saison car je me réjouissais de retrouver le circuit Figaro Beneteau. Je veux surtout remercier le Groupe Snef pour son soutien fidèle ces 10 dernières années. Et j’espère repartir en course très rapidement ! »