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Class40. Achille Nebout avec une belle équipe sur le Spi

Le skipper d’Amarris se projette sur sa prochaine course, le Spi Ouest-France BPGO (du 3 au 6 avril), avec une sacrée motivation. À ses côtés, il a constitué un équipage éclectique et riche en talents avec l’actuel skipper IMOCA Ambrogio Beccaria, le spécialiste de la Coupe de l’America et du circuit SailGP Kévin Peponnet, le technicien Louis Dubois et l’artiste Simon Henner (French 79). Des personnalités d’univers différents pour une « Dream Team » qui donnera tout afin de prendre du plaisir et ne rien s’interdire.

L’équipage d’Amarris en un clin d’œil : Ambrogio Beccaria, skipper de l’IMOCA Allagrande Mapei, vainqueur de The Transat CIC (2024) et de la Transat Jacques Vabre (2023) en Class40.

  • Kévin Peponnet, champion du monde de 470 (2018), double vainqueur du Tour de France à la voile (2016, 2018), co-barreur du défi français de la Coupe de l’America (2024), régleur d’aile de la Germany SailGP Team.
  • Louis Dubois, technicien de formation, ex-responsable gréement de l’équipe IMOCA Paprec Arkéa.
  • Simon Henner, alias French 79, artiste musical, auteur de trois albums. Il s’agit d’un des plus grands rassemblements nautiques de l’année. Chaque année, plus de 2000 régatiers et 400 bateaux se donnent rendez-vous à la Trinité-sur-Mer pour le Spi Ouest-France BPGO. Amateurs et professionnels se côtoient à bord de monocoques, de multicoques, de monotypes et de voiliers de série. Les skippers Class40 sont de plus en plus nombreux à faire le déplacement (15 cette année), ce qui renforce « le match » dans cette classe. L’an dernier, l’équipage à bord d’Amarris avait terminé 3e. « On avait été plutôt mal payé, ça donnait juste envie de faire mieux », sourit Achille Nebout.

L’Héraultais avait donc envie d’y revenir, lui qui apprécie tant le format de cette course qui se déroule lors du week-end de Pâques. « Ce sont quatre jours de régates à la journée et ce qui est génial, c’est de pouvoir naviguer en équipage, de rassembler des copains ». Et en la matière, le navigateur a fait fort cette année, lui qui peut se réjouir « d’avoir réuni des stars d’horizons différents ».

Quatre personnalités, quatre passionnés 

Il pourra en effet compter sur le talent d’Ambrogio Beccaria, longtemps un des meilleurs skippers Class40 qui a fait ses débuts en IMOCA l’an dernier à bord d’Allagrande Mapei. « C’est un des grands noms de la nouvelle génération de la course au large », sourit Achille. À ses côtés, son « vieux pote » Kévin Peponnet, barreur (avec Quentin Delapierre) du défi français à la dernière Coupe de l’America. « On se connaît depuis l’Optimist et on a fait nos études ensemble à l’INSA de Lyon, c’est l’un des meilleurs barreurs que je connaisse. Je suis super heureux et fier qu’il ait accepté ce défi entre deux dates du circuit SailGP. Pour lui ce sera une découverte : il n’a jamais navigué en Class40 ! »

Ils navigueront avec Louis Dubois, technicien mateloteur qui a longtemps travaillé aux côtés de Yoann Richomme (Paprec Arkéa) et qui accompagne désormais Pep Costa (VSF Sport, Class40). Louis disputera deux jours de régate et cédera sa place pour les deux derniers à Simon Henner. L’artiste, plus connu sous le nom de French 79, proche d’Achille depuis plusieurs années, les deux ayant produit un documentaire commun il y a six ans. « Il est fan de voile, on devait courir la Rolex Fastnet Race ensemble l’an dernier mais le démâtage a empêché notre participation… On se rattrape donc cette année malgré son emploi du temps chargé ! On avait terminé 3e du National Figaro en 2022 et c’est toujours super sympa de naviguer avec lui ».

Un aller-retour fructueux au Portugal

Pour Achille, l’objectif numéro 1 de ce Spi Ouest-France est de « forger un collectif autour de cet équipage, qu’on arrive à bien se trouver à bord ». En somme, prendre du plaisir et ne rien s’interdire pour batailler à chaque régate et viser le meilleur résultat possible. Un challenge enthousiasmant et convivial qui s’inscrit dans la préparation d’Achille en vue du grand rendez-vous de la saison, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Ces dernières semaines, le skipper d’Amarris s’est surtout attelé à monter en puissance en solitaire à bord de son bateau.

Afin d’y parvenir, il a rallié Cascais au Portugal avec Ambrogio Beccaria dont les conseils ont été précieux. Dans la foulée, Achille est parti en faux solo, aux côtés de son mediaman Robin Christol, afin de passer une nuit en mer et de répéter ses gammes. Il a effectué son retour seul, aux côtés de deux autres skippers, l’Espagnol Pep Costa et l’Italien Luca Rosetti où il a pu se confronter à des conditions très soutenues, à l’image des 6 mètres de creux et des grains dans le Golfe de Gascogne. « C’était vraiment intéressant à vivre pour bien gérer le bateau et continuer à s’aguerrir ». Cet aller-retour au Portugal a également permis de renforcer ses liens avec le bateau, qui a montré à nouveau sa fiabilité. « Je suis vraiment content de son comportement et de ses performances », sourit Achille. De quoi faire le plein de confiance avant cette édition du Spi Ouest-France qui s’annonce aussi savoureuse que passionnante.

Source CP

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Nacra. Tim Mourniac et Aloïse Retornaz à l’assaut de la première rencontre internationale de la saison

Un an après la formation de leur duo, une médaille de bronze au Championnat d’Europe 2025 et un titre de Champions de France 2026 en poche, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz ont travaillé tout l’hiver pour être au top de leur forme pour leur deuxième saison. Sur le plan d’eau de Palma de Mallorca, le duo en Nacra 17 (multicoque mixte)  va retrouver les meilleurs duos de la série et sera en mesure de jauger sa progression face à une concurrence redoutable. Parmi les 42 équipages, Tim et Aloïse retrouveront les médaillés Olympiques argentins et néo-zélandais, respectivement en argent et en bronze à Paris 2024.

Après une belle semaine d’entrainements à Palma, Tim et Aloïse affichent leur sérénité autant que leur détermination.
Tim : “Tous nos concurrents se sont bien entrainés cet hiver. A Palma, c’est la première opportunité de la saison de se comparer. Cette semaine nous les avons vus naviguer, ils sont en forme. Nous sommes dans le rythme, on est plutôt OK. Nous avons encore des réglages à faire, il ne faut pas surjouer, mais y aller avec nos armes et continuer à progresser.”

Aloïse : ” Nous avons beaucoup travaillé cet hiver et là, nous sommes impatients de nous mesurer à nouveau à la concurrence, notamment les chinois, les argentins, les néo-zélandais qui vont pousser la flotte vers le haut. La semaine passée a été sympa, avec un vent assez fort, on s’est fait plaisir !”

Les conditions s’annoncent toniques sur le plan d’eau méditerranéen.
Tim : ” On attend un vent de nord – nord ouest assez irrégulier. Il s’agira de garder les yeux ouverts, d’être opportunistes. Dans tous les cas, ça va aller vite et nous avons plutôt une bonne vitesse.”

Tim et Aloïse ont profité de ce dimanche pour se détendre, avant d’entamer la première épreuve internationale de la saison, qui débute ce lundi 30 mars et qui se conclura samedi 4 avril.

Après le Trofeo Princesa Sofia, le duo poursuivra la saison avec la Semaine Olympique Française d’Hyères puis avec le Championnat du Monde qui se déroulera du 12 au 17 mai en baie de Quiberon, “à domicile” pour Tim.

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Globe40. Départ de la dernière étape, Récife-Lorient

Jean-Marie Liot

La flotte de la Globe40, au complet avec ses huit équipages, a pris le départ à Recife (Brésil) à 14 h locales (17 h UTC) de la 6e et dernière étape. Une étape marquée par l’explication finale très attendue entre les deux duellistes de cette deuxième édition : CREDIT MUTUEL et BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM, à égalité de points après sept mois de course. Une rivalité exceptionnelle qui a animé l’épreuve sur l’ensemble du parcours. Chez les Class40 « classiques » (pointus), la lutte est également très intense, avec un podium actuellement dominé par l’équipage brésilien BARCO BRASIL, mais encore susceptible d’évoluer. Deux équipes restent en embuscade : WILSON, à 4,5 points, et FREE DOM, à 8 points, dans ce dernier parcours à coefficient 2. Mais pour tous, il s’agit avant tout de la dernière étape d’une aventure sportive et humaine exceptionnelle, entamée autour du monde depuis septembre dernier. Un ultime défi, avec un retour en Atlantique Nord qui peut s’annoncer particulièrement engagé à cette période de l’année.

Une dernière étape engagée
Partis ce jour de Recife dans le Nordeste brésilien les concurrents ont en théorie 3745 milles à franchir avant l’arrivée à Lorient ; en réalité en fonction du positionnement par rapport à l’archipel des Açores cela pourrait être de 4300 à 4500 milles qui s’annoncent devant les étraves. La première difficulté qui sera rapidement à éviter est bien sur le fameux Pot au Noir dont on se souvient qu’à l’aller il avait été particulièrement actif ; et il semble bien qu’il le soit également au retour. Le franchissement de cette première difficulté sera déjà un premier signe dans les duels attendus au classement général et au classement des pointus. Ensuite l’approche de l’archipel des Açores et le point de passage à choisir sera un nouvel enjeu tactique. On se souvient que lors de la 1ère édition en mars 2023 c’est dans cette zone que les vents les plus forts de l’épreuve avaient été enregistrés avec 65 nœuds de vent. Enfin le retour vers l’Europe avec les potentielles dépressions de l’Atlantique Nord et le redouté Golfe de Gascogne est encore un nouveau défi : on se souvient là aussi qu’en 2023 le leader de l’étape avait dû opérer un ralentissement forcé à l’approche du Cap Finisterre en proie à une violente dépression et à une mer extrêmement forte.

Épilogue d’un duel épique
C’est l’histoire d’un duel et d’une rivalité unique dans la durée et dans les annales de la course au large entre l’équipage de CREDIT MUTUEL ( Ian Lipinski / Antoine Carpentier / Amélie Grassi / Alan Roberts) et celui de BELGIUM OCEAN RACING – CURIUM ( Jonas Gerckens – Djemila Tassin – Benoit Hantzperg / Renaud Dehareng / Corentin Douguet ); à l’aise dans l’entame avec une victoire au Prologue et à l’étape 1 (1,5 coef au total) CREDIT MUTUEL a du s’incliner dans la grande étape 3 du Cap Vert à l’île de la Réunion ( coef 3 ) après 29 changements de leaders, jamais plus de 100 milles entre les 2 premiers, et un final époustouflant avec les 3 premiers en 9′ à l’arrivée après 8420 milles sur l’eau; l’équipage allemand NEXT GENERATION AROUND THE WORLD prenant la 2ème place au dernier moment après une incroyable “remontada” de 600 milles, Ian Lipinski et Amelie Grassi étaient lourdement handicapés avec 9 points et les belges prenaient la tête du général. Revanche pris par CRÉDIT MUTUEL sur la Réunion – Sydney ( coef 2 ) avec une avance confortable à l’arrivée et un retour à 2 points du leader. L’étape 4 Sydney – Valparaiso aurait pu sceller le sort du classement général avec son coefficient 3 mais c’est encore un scénario inédit que nous réservait la GLOBE40 avec cette arrivée une nouvelle fois ahurissante en baie de Valparaiso et sur décision du comité de course un classement ex-aequo. La victoire des français dans l’étape 5 vers le Brésil ( coef 2) malgré un arrêt technique et une nouvelle “remontada” de 600 milles des belges permettait à ceux-ci de ramener le compteur à l’équilibre avec une égalité parfaite en points au départ de l’étape 6 ( coef 2). La dernière étape va déterminer un vainqueur, qui sera célébré comme il se doit, mais la beauté de cette victoire tiendra surtout dans l’intensité et la qualité de l’affrontement avec un très beau second.

« La lutte promet d’être intense », se réjouit Jonas Gerckens, l’oreille gauche ornée du magnifique anneau d’or réservé aux Cap-Horniers. « Et il faudra être au taquet dès le départ car le Pot-au-noir (zone de convergence intertropicale située près de l’équateur où se rencontrent les alizés des deux hémisphères, créant pas mal d’instabilité) se présentera à nous 36 heures après le départ environ. Il faudra donc ne rien lâcher avec Ben qui se réjouit d’être à nouveau à bord. Ce sera sympa de terminer ce tour du monde ensemble, et on s’est promis de tout donner afin de ramener la coupe à la Maison ‘Belgique’ ! »

L’aboutissement d’un grand récit sportif et humain
Il a flotté à Recife quelques heures avant le départ à la fois une grande excitation dans les nouveaux duels qui s’annonçaient et déjà un début de nostalgie à l’approche de la fin de la grande aventure des nouveaux Cap-Horniers (pour la plupart). Dernier briefing, dernier départ, l’aventure est si forte que sa fin proche marque déjà les esprits, comme elle a marqué les corps bien amaigris pour certains skippers après ces 7 mois de course. Car il y a ceux qui ont pu ou choisi de faire tourner leur équipage et ceux qui auront bouclé l’ensemble et coché les cases de toutes les étapes comme sur JANGADA RACING Richard Palmer et Rupert Holmes ou encore José Caldas et Luiz Bolina sur BARCO BRASIL, Lisa Berger et Jade Edwards – Leaney sur WILSON , et enfin Melodie Schaffer sur WHISKEY JACK à l’issue de sa deuxième GLOBE40 : quelle énergie Madame Schaffer ( Rolex Sailor of the Year au Canada en 2023 ) ! La fin de ce grand récit sportif et humain est proche mais tous savent que la dernière marche est bien haute avant une arrivée à Lorient on l’espère des 8 équipages, avec le retour bienvenu des boys allemands Lennart Burke et Melvin Fink ; pour un bel accueil dans la cité capitale mondiale de course au large, avec en particulier une présence d’enfants en visite dans la semaine en provenance de presque toutes les communes de LORIENT AGGLOMERATION. Arrivée des premiers prévue dans la deuxième partie de la semaine du 13 avril. A vos cartos !

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Record. Guirec Soudée signe le premier temps de référence d’un tour du monde à l’envers en multicoque

Guirec Soudée aura mis 94 jours, 21 h et 58 minutes pour réaliser le tour du monde à l’envers à bord de son multicoque Ultim MACSF. Le marin breton a battu le record détenu par Jean-Luc Van Den Heede ne monocoque. Il sera fêté au port à Brest en début d’après-midi.

Ce samedi 28 mars, à 9.h 34min, au terme de 94j et 21h58*, Guirec a franchi la ligne d’arrivée du Tour du Monde contre vents et courants dominants, réalisant une première historique en multicoque, à bord de l’Ultim MACSF ! Il passe sous la barre des 100 jours, son objectif de départ et s’empare du record de vitesse autour du globe d’Est en Ouest détenu depuis 22 ans par Jean Luc Van Den Heede.

A Brest la fête se prépare pour accueillir le héros. Le stand Guirec ouvrira ses portes dès 11h devant la scène du quai Malbert. Vous y trouverez les livres des aventures de Guirec et les bénévoles du team vous distribueront les bobs MACSF et les pavillons bretons de l’opération Gwenn Ha Du ! Un écran géant installé près de la scène vous permettra de vivre le cortège maritime en live depuis le bateau assistance du Team. À partir de 12 h 30, les bateaux « amis » pourront aller à la rencontre de l’Ultim pour l’escorter lors de la remontée du goulet jusqu’au quai Malbert, où il sera amarré. Guirec montera la passerelle à 14 h 30 pour se diriger vers la scène et célébrer son nouveau temps de référence autour du monde avec le public brestois.

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Record. Guirec Soudée attendu ce samedi à 12h à Brest

Guirec Soudée devrait boucler la boucle dans la nuit et arriver à Brest ce samedi 28 mars en battant le record du tour du monde à l’envers en moins de 100 jours et en étant le premier à le faire en multicoque ! Le passage de ligne pourrait avoir lieu entre 4h et 9h du matin. Son arrivée à quai à Brest est prévue à 14h ce samedi où il devrait y avoir du monde.

Engagé, depuis 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, Guirec Soudée doit, en principe, réussir son pari ce samedi 28 mars, à Brest. Mais attention, le marin se veut prudent jusqu’au passage de la ligne.

« Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »

Le ton est donné : la fête attendra. Il faut dire que Guirec a déjà subi une avarie, au Sud-Est de Madagascar, en début de mois. Alors qu’il naviguait à 20 nœuds, il a en effet percuté un filet de pêche, qui a endommagé son safran tribord.

De façon plus générale, ça commence à “tirer”. Pour lui, qui reconnaît être « très fatigué », comme pour son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ».

« Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. »

D’autant qu’à l’arrivée, une (dernière) petite dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu. Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record depuis 2004, sera présent à Brest pour l’accueillir, tout comme Claude Breton, contrôleur du World Sailing Speed Record Council, pour valider le temps de passage de Guirec.

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JO. La délégation française au complet au Trofeo Princesa Sofía

La délégation tricolore de dériveur masculin 49er - Photo @ Guilain Grenier

Véritable rendez-vous incontournable pour lancer la saison olympique internationale, le Trofeo Princesa Sofía Mallorca se déroulera cette année du 27 mars au 4 avril dans la magnifique baie de Palma, à Majorque (Espagne). Cette 55e édition ouvre également le circuit du Sailing Grand Slam en rassemblant l’élite mondiale des dix disciplines de voile olympique. Véritable indicateur des forces en présence, le Trofeo est une régate de référence pour l’Équipe de France, qui s’élance avec ambition vers une saison internationale déterminante.
Avec plus de 1 000 athlètes issus de plus de 50 pays, la semaine de Palma constitue un rendez-vous majeur sur la route menant aux Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Forte de 57 athlètes et 42 équipages, la délégation tricolore est présente au grand complet sur le plan d’eau espagnol, après un hiver studieux et une grande envie d’en découdre.

Loïc Billon, manager des équipes de France : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est vraiment l’épreuve de rentrée : toutes les nations reviennent et on retrouve les leaders après la période post-olympique. Des équipes comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Australie, l’Espagne ou encore la Chine seront très présentes, avec une densité internationale très forte. De notre côté, la délégation française arrive à Palma quasiment au complet, ce qui est un vrai point positif pour lancer la saison. C’est un moment clé pour se situer dans ce nouveau cycle vers Los Angeles 2028. Pour nous, c’est aussi l’occasion de valider le travail effectué cet hiver et d’accompagner la progression de nos équipages. »
Lysa Caval, équipe de France de Kitefoil : « Ces dernières semaines, j’ai fait un vrai grand écart : j’étais plongée dans mes partiels : je fais un master en école de commerce en distanciel, ce qui m’a permis de gérer études et entraînements en même temps. Mais c’est quand même un timing serré ! Je suis soulagée que ce trimestre soit terminé et que je puisse me concentrer à 100 % sur la compétition. J’ai maintenu l’entraînement et surtout renforcé ma préparation physique cette année. J’arrive à Palma avec une très bonne vibration : dès ma première sortie sur l’eau, j’ai retrouvé ce que j’aime ici : le soleil, un beau petit vent sympa, des conditions que j’apprécie vraiment. L’année dernière, j’avais adoré cette régate, j’étais entrée en finale en deuxième position, c’était ma première finale senior, ça m’a appris beaucoup. Cette année, j’ai hâte de me confronter à la concurrence, même si ça va être intense. Je suis vraiment excitée que ça commence. »
Erwan Fischer, tenant du titre avec Clément Pequin en dériveur 49er : « Le Trofeo Princesa Sofía, c’est une étape qu’on apprécie particulièrement, parce que c’est vraiment le début de saison avec toutes les nations présentes et beaucoup de densité sur l’eau. Palma, c’est aussi un cadre idyllique : une eau claire, un plan d’eau propre, sans courant ni algues, où les risées se lisent bien. On navigue souvent en brise thermique autour de 8 à 12 nœuds, même si les conditions peuvent être variées avec parfois du vent de terre plus soutenu. C’est un plan d’eau qu’on connaît bien et qui reste très intéressant sportivement. L’objectif, bien sûr, c’est de jouer devant. Cette régate permet de remettre la machine en route, de se situer et de valider le travail effectué pendant l’hiver : quoi qu’il arrive, ce sera bénéfique pour la suite. »
Tom Arnoux, équipe de France de planche à voile iQFOiL : « On a déjà fait un gros bloc de préparation ici ces dernières semaines : une semaine d’entraînement avec les Français, puis une Coach Regatta avec les étrangers. Ça nous a vraiment bien préparés, et le fait de gagner cette régate d’entraînement me donne confiance. Le Trofeo Princesa Sofía, c’est la première grande compétition de la saison, celle qui met les pendules à l’heure et où tout le monde va se jauger après l’hiver. En iQFOiL, on a un beau collectif en France avec des jeunes qui arrivent et qui ont faim, ça va être une belle bataille entre nous. À l’international, il faudra surveiller l’Italie, l’Angleterre et l’Australie, qui sont les nations les plus solides en ce moment. Mais pour moi, l’objectif de la saison, c’est de progresser au fur et à mesure jusqu’au Championnat du Monde en septembre. »

Le programme du Trofeo Princesa Sofia 2026
-30 mars : Début des courses pour les dériveurs 470, 49er, 49er FX et catamarans Nacra 17
-31 mars : Début des courses pour les planches à voile et le kite
-4 avril : Finales (Medal Races)

Les Principaux français de la délégation – Palma 2026
DERIVEUR DOUBLE MASCULIN – 49ER
Entraîneurs : Emmanuel Dyen, Aristide Girou
-Erwan Fischer (CN La Baule Pouliguen Pornichet) et Clément Pequin (La Rochelle Nautique) – Team Voile BPGO
-Jean-Baptiste Bernaz (CN Sainte-Maxime) et Jérémie Mion (SR Havre) – Armée de Champions
-Lucas Rual (APCC Nantes) et Emile Amoros (CN Pornic) – Armée de Champions
DERIVEUR DOUBLE FEMININ – 49ER FX
Entraîneur : Benjamin Bonnaud
-Mathilde Lovadina (YC Pointe Rouge) et Lou Berthomieu (SN Nantes)
-Manon Peyre et Amélie Riou (CN La Pelle Marseille)
-Chloé Revil (SN Marseille) et Albane Dubois (Gravelines GVLS)
DERIVEUR DOUBLE MIXTE – 470
Entraîneur : Maxim Pisseloup
-Matisse Pacaud (YC Cannes) et Lucie De Gennes (YC Cannes) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Manon Pennanéac’h (SN Marseille) et Pierre Williot (CV Saint-Aubin Elbeuf)
CATAMARAN A FOILS – NACRA 17
Entraîneurs : Gildas Philippe, Hugues Puimatto
-Aloïse Retornaz (SN Sablais) et Tim Mourniac (ASN Quiberon) – Team Voile BPGO
-Fanny Bourrust (YC La Grande Motte) et Noah Chauvin (YC La Grande Motte)
-Eloïse Clabon (CN Arès) et Clément Martineau (La Rochelle Nautique)
-Noémie Fehlmann (CN La Pelle Marseille) et Marius Praud (La Rochelle Nautique)
DERIVEUR SOLITAIRE MASCULIN – ILCA 7
Entraîneur : Christophe Espagnon
-Alexandre Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Martin Kowalski (Brest Bretagne Nautique)
-Lorenzo Mayer (Saint Barth YC)
DERIVEUR SOLITAIRE FEMININ – ILCA 6
Entraîneur : Nicolas Le Berre
-Louise Cervera (CN Mandelieu) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Marie Barrue (COYC Hyérois) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
KITE FOIL
Entraîneurs : Pascal Chaulet, Antoine Weiss
Femmes
-Lauriane Nolot (Hyères KA) – Armée de Champions – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Lysa Caval (Hyères KA)
Hommes
-Benoît Gomez (CV Arcachon)
-Nell De Jaham (Hyères KA)
PLANCHE A VOILE – IQFOIL
Femmes
Entraîneur : Jules Chantrel
-Marion Couturier (YC Pointe Rouge)
-Hélène Noesmoen (SN Sablais) – Armée de Champions -Team Voile BPGO
-Ambar Papazian (CN La Pelle Marseille) – Team Voile Banque Populaire Méditerranée
-Manon Pianazza (CN Angoulins)
Hommes
Entraîneurs : Julien Bontemps, Pierre Odoux
-Tom Arnoux (YC Pointe Rouge)
-Nicolas Goyard (ACPV Nouméa) – Armée de Champions
-Clément Bourgeois (CV Mayenne)
-Louis Pignolet (SN Nantes)
-Yun Pouliquen (CN Lorient)

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Figaro. Tiphaine Rideau habille son bateau aux couleurs d’Habitat et Humanisme

La skipper Tiphaine Rideau habille son bateau aux couleurs d’Habitat et Humanisme. Un choix engagé pour donner de la visibilité à l’association tout au long de sa saison 2026. Avec en ligne de mire une première participation à la mythique Solitaire du Figaro en 2027 et le Vendée Globe en 2032, Tiphaine Rideau a souhaité donner du sens à son parcours en s’associant à une association dont l’action résonne profondément avec ses valeurs.

Une skipper qui donne du sens à son aventure sportive
« Je veux donner du sens à mon projet et m’engager personnellement avec Habitat et Humanisme. La course au large peut être un symbole fort pour les personnes accueillies au sein de l’association, et je souhaite donner une dimension réelle et vivante à cet engagement. », affirme Tiphaine Rideau.

Ce partenariat trouve son origine dans une histoire singulière : originaire du Morbihan, Tiphaine a découvert Habitat et Humanisme dès l’enfance, en passant chaque jour devant la Maison Bleue à Vannes, une résidence intergénérationnelle d’Habitat et Humanisme Morbihan. Un souvenir devenu aujourd’hui un engagement concret : celui de soutenir et faire connaître l’action de l’association à travers son projet sportif.

Un bateau aux couleurs de la solidarité
Pour matérialiser cet engagement, le Figaro de Tiphaine arborera fièrement les couleurs d’Habitat et Humanisme. Le flocage sur la coque de son Figaro Beneteau 3 est en cours dans le port de Lorient la Base. La grand-voile sera elle aussi floquée aux couleurs d’Habitat et Humanisme et sera prête pour la Solitaire du Figaro 2027.

Des valeurs communes
À travers ce partenariat, Habitat et Humanisme et Tiphaine Rideau unissent leurs forces pour porter d’une seule voix auprès du grand public les enjeux du logement et de l’insertion des plus fragiles.
Engagement, persévérance, résilience, dépassement de soi : autant de valeurs partagées entre la skipper et le Mouvement, au service d’une société plus humaine et plus inclusive.
« Merci à Tiphaine de nous associer à son aventure. Ce partenariat est celui de deux volontés qui refusent de céder aux vents contraires. Que ce soit face à la fureur de l’océan ou à la brutalité de l’exclusion, Tiphaine et le Mouvement partagent cette même rage de ne jamais se résoudre à la fatalité. Là où d’autres voient des impasses, nous nous acharnons à ouvrir des chemins. Ensemble, nous prouvons que le droit au logement, comme une victoire en mer, est un combat que l’on gagne en ne lâchant rien. », souligne Pascal Isoard Thomas, Directeur Général de la Fédération Habitat et Humanisme.


Une saison 2026 pour porter des valeurs au large
À 20 ans, Tiphaine Rideau est étudiante ingénieure à l’INSA et sportive de haut niveau. Elle débute en 2026 sa première saison en Figaro, avec pour objectif de participer à la Solitaire du Figaro en 2027 et au Vendée Globe en 2032.
Tout au long de la saison 2026, Tiphaine Rideau portera les couleurs d’Habitat et Humanisme sur plusieurs courses du circuit Figaro :
– Le Trophée Laura Vergne (La Trinité-sur-Mer) – du 28 mars au 1er avril 2026
– Le Trophée BPGO (Concarneau) – du 15 au 25 avril 2026
– Fig’Armor (Lorient) – du 3 au 8 août 2026
– L’Aventura, course au large en double – du 19 août au 13 septembre prochain

Une aventure humaine au-delà de la compétition
Au-delà de la performance sportive, ce partenariat permettra de créer des temps de rencontre et de partage avec les personnes logées par Habitat et Humanisme : visites, échanges, événements autour des courses…
Plus largement, l’ensemble du Mouvement Habitat et Humanisme se mobilisera autour de ce projet — plus de 9 500 bénévoles et salariés, ainsi que les 25 600 personnes logées.

A propos d’Habitat et Humanisme
Depuis 40 ans, pour répondre à l’exclusion et l’isolement des personnes en difficulté, Habitat et Humanisme agit en faveur du logement, de l’insertion et de la recréation de liens sociaux. Résolument tourné vers l’innovation, le Mouvement a développé des outils économiques à vocation sociale, pour financer et mener à bien son action.
Habitat et Humanisme s’est donné pour mission :

  • de permettre aux personnes à faibles ressources, précarisées en raison de leur situation sociale, de leur âge, de leur handicap ou de leur santé, d’accéder à un logement décent, adapté à leur situation et leurs ressources,
  • de contribuer à une ville ouverte à tous, en privilégiant les logements situés dans « des quartiers équilibrés »,
  • de proposer un accompagnement personnalisé ou collectif pour favoriser la recréation de liens et l’insertion sociale.
    Aujourd’hui, au sein du Mouvement Habitat et Humanisme, présent dans 89 départements français, plus de 5 600 bénévoles et quelques 2 450 salariés oeuvrent au quotidien en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté et pour la recréation des liens sociaux. habitat-humanisme.org

    A propos de Tiphaine Rideau
    Tiphaine Rideau est un jeune skipper de 20 ans, étudiante ingénieure à l’INSA et sportive de haut niveau en voile. Son parcours sportif commence en équipe de France jeune : à 13 ans, elle se révèle avec une 3ème place aux championnats du monde d’O’pen Bic. Jusqu’en 2023, elle navigue ensuite parmi les meilleurs mondiaux en Nacra 15 et décroche une médaille de bronze mondiale pour l’équipe de France et un titre de vice-championne d’Europe. Alors qu’elle semblait destinée à un projet sportif Olympique, la course au large s’est imposée à elle à l’arrivée de la Transat Paprec en Figaro. Depuis, elle a lancé son projet sur ce circuit très exigeant, avec pour objectif de participer comme Bizuth à la Solitaire du Figaro en 2027. Tiphaine Rideau a été mise à l’honneur à plusieurs reprises notamment en 2019 nominée par la FFV “ Marin espoir de l’année”, en 2024 à Vannes en portant la flamme olympique et en 2025 avec une sélection le top 4 en voile féminine de la sélection MACIF de course au large.
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Vendée Globe. Masa Suzuki : 2e skipper japonais sur le Vendée Globe

Le skipper Japonais Masa Suzuki confirme son programme Vendée Globe 2028, à la barre d’un IMOCA à dérives de 2006 : « Milai 22 ». Il sera le 2e marin nippon à relever le défi du tour du monde en solitaire et sans escale. Mais ce qui caractérise surtout le programme sportif de Masa Suzuki, c’est sa volonté de croiser les cultures, voire d’en casser les barrières.

« Au-delà de la performance, je voudrais montrer que l’océan, les rêves et les défis n’ont pas de frontières. Et qu’avec une forte détermination, il est possible d’aller au-delà des limites culturelles et géographiques. »
Enfin, au travers de ce programme international, Masa souhaite donner envie à d’autres skippers Japonais de se lancer dans la course au large… Son premier objectif ? S’entourer de partenaires pour consolider son projet et participer à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2026.

Masa Suzuki aspire à devenir le deuxième skipper Japonais de l’histoire du Vendée Globe, tout en incarnant une nouvelle génération de coureurs au large nippon, qui fait le lien entre le Japon et la scène internationale de la voile autour d’un programme multiculturel.
« À ce jour, seul Kojiro Shiraishi a participé au Vendée Globe en tant que navigateur Japonais. Je veux devenir le deuxième et j’espère à l’avenir ouvrir la voie à un troisième, un quatrième et à d’autres marins venus du Japon et d’Asie. »

Casser les barrières culturelles
Le parcours de Masa Suzuki est résolument international avec une forte volonté d’intégration : « J’apprécie énormément le milieu de la course au large : il y a une belle émulation, beaucoup d’échanges, je m’enrichi chaque jour de connaissances et de rencontres. Car avec un peu d’effort on arrive à casser la barrière de la langue et les différences culturelles. Mes projets course au large se sont toujours construits avec des personnes de différents pays (Français, Italiens, Britanniques et autres). Même avec des nationalités et des cultures différentes, il est possible d’établir un niveau de confiance tel, qu’en mer, nous nous confions la vie les uns des autres. L’expérience vécue avec Louis Duc l’an dernier en fut un bel exemple*. »

Un budget à consolider
Cette campagne Vendée Globe a pu être lancée grâce à l’engagement de 22 mécènes : l’achat du bateau vient d’être finalisé, l’équipe technique est à pied d’œuvre sur les dernières finitions avant la remise à l’eau de « Milai 22 ».
« Reste à embarquer des partenaires dans ce beau défi afin de mettre en place une campagne durable et compétitive en vue du Vendée Globe », précise le skipper.
L’objectif est de progresser pas à pas. Et la prochaine étape n’est rien de moins que la Route du Rhum Destination Guadeloupe 2026, course qualificative incontournable en vue du Vendée Globe.
Je continuerai d’avancer résolument vers le Vendée Globe
Masa Suzuki, skipper de Milai 22 : « Ma carrière de navigateur au large s’est construite grâce au soutien de nombreuses personnes qui ont cru en moi. Je leur en suis vraiment reconnaissant car je rêve depuis toujours de mener ce beau défi et d’en porter les valeurs d’ouverture internationale. De nombreux obstacles m’attendent encore et ils sont de taille. Mais, pas à pas, j’ai réussi à arriver jusqu’ici et je continuerai d’avancer résolument vers le Vendée Globe, aux côtés de ceux qui croient en ce projet. »

Les différences culturelles ne sont pas des barrières
Louis Duc et Masa Suzuki, duo Normando-Japonais, ont bouclé la Transat Café l’Or Le Havre Normandie 2025 à la 14e place et au 2e rang des bateaux à dérives. Sportivement, ils ne pouvaient signer meilleure performance et, humainement, ces deux marins se sont découverts, appréciés et respectés au fil des milles, distillant avec humour et sincérité de belles valeurs d’ouverture.
Ils ne parlaient pas la même langue mais leurs valeurs de partage, d’écoute, de bienveillance associées à leur humour ont montré que les différences culturelles n’étaient pas des barrières à la performance comme à la bonne entente.

Masa Suzuki, tout quitter pour le grand large et l’ouverture au monde
Masa fait partie de ces skippers qui ont de l’eau de mer dans leurs veines. Dès l’âge de 5 ans, ses parents l’embarquent sur des croisières. Étudiant, il navigue au sein du club nautique de l’université Hosei. Il entame cependant une carrière professionnelle (tout en régatant assidument en Moth international) avant d’être rattrapé par sa passion…
En 2018, il quitte son travail et son pays pour s’installer à Lorient et préparer la Mini Transat 2019. Il décrochera une honorable 24e place.
Cela ne fait que renforcer son envie d’aller plus loin et, en 2023, il s’élance sur la Globe 40 (tour du monde en double, avec escales, disputé en Class40). Ces 10 mois d’aventure se termineront par un podium.

Pour Masa, la suite coule de source : le Vendée Globe.
En 2025, il s’engage donc comme co-skipper de Louis Duc sur la Transat Café l’Or : une transat de découverte de l’IMOCA et de transmission en vue de l’achat de ce plan Farr de 2006.

2026 : Masa lance son programme Vendée Globe !
« Mon parcours de coureur au large s’est construit avec le soutien de la communauté nautique française, qui continue de jouer un rôle central dans cette campagne Vendée Globe. L’équipe technique de Louis Duc va travailler avec moi : ils connaissent le bateau par cœur, ce sera précieux. Et le programme est géré par Estelle Greck, qui était déjà très impliquée dans mes projets Mini et Class40. »

L’IMOCA MILAI 22
Plan Farr Yacht Design
Constructeur CDK Technologies (France)
Année de mise à l’eau 2006

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Championnats du Monde 49er, 49erFX et Nacra 17 à Saint-Pierre Quiberon

Du 9 au 17 mai 2026, plus de 410 navigateurs issus de 40 nations et des 5 continents se retrouveront à Saint-Pierre Quiberon pour les Championnats du Monde des classes olympiques spectaculaires 49er, 49erFX et Nacra 17 !

Le Comité Départemental de Voile du Morbihan (CDV) a été choisi par trois classes olympiques pour organiser leurs Championnats du Monde en mai 2026. L’événement se déroulera à l’Institut National Nautiques – I2N (précédemment: l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques – ENVSN) à Saint-Pierre-Quiberon, un site d’excellence reconnu pour l’accueil des équipes compétitions internationales.

Fort de plusieurs organisations de haut niveau en Baie de Quiberon ces dernières années, le CDV a su démontrer son expertise auprès de World Sailing, de la Fédération Française de Voile et des compétiteurs du monde entier.

Ce championnat du monde se distingue par sa dimension paritaire, avec trois catégories : une dédiée aux femmes, une aux hommes, et une mixte. Les bateaux 49er, 49er FX et Nacra 17 ont profondément renouvelé l’image de la voile olympique. Plus rapides, plus spectaculaires, ils attirent une génération d’équipages plus jeunes et ont ouvert une nouvelle ère en laissant définitivement leurs prédécesseurs au 20ᵉ siècle.

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Pétition. Il rêvait de faire le Vendée Globe

Benjamin rêvait de faire le Vendée Globe. Il avait 8 ans lorsqu’il a été tué pendant son cours d’Optimist par un marin professionnel qui naviguait trop vite, en état d’ivresse et sous cocaïne. Sa famille se bat pour combler un vide juridique, car la navigation sous emprise de drogue n’est pas règlementée. Pour les soutenir et éviter de nouveau de tels drames, voici la pétition à signer:

Signer la pétition : https://c.org/bBFGQz9Sp5

Le problème

avec le soutien d’Arnaud Boissières

Madame, Monsieur,

Le 21 mai 2025, la vie de notre fils, Benjamin MANO, a été volée par un individu qui n’a pas su, pas voulu, respecter les règles élémentaires de navigation sur le Bassin d’Arcachon en adoptant une vitesse excessive aggravée par l’usage de stupéfiants.

Cet accident est, à nos yeux, le drame de la transgression des règles par un homme à qui la société, dans son ensemble, n’a pas su dire stop, n’a pas su accompagner avant que l’irréparable ne se produise.

Aussi, nous avons décidé de soutenir le combat de Madame PANONACLE, députée du Bassin d’Arcachon, militant depuis de nombreuses années pour le renforcement de la législation et la création d’un homicide maritime à l’instar de l’homicide routier.

Notre démarche s’inscrit dans la volonté d’aborder ce sujet avec le plus grand apaisement, avec responsabilité et détermination.

Le projet de loi en cours de rédaction doit combler une faille majeure du droit français et aura les objectifs suivants :

–        Modification du code des transports pour considérer comme un délit, la conduite sous stupéfiants ou sous l’emprise de l’alcool de véhicules nautiques dans l’espace maritime

–        Rétention du véhicule nautique dont le conducteur est sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants

–        Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui naviguent à une vitesse excessive ou qui effectuent des manœuvres dangereuses

–        Suspension du permis nautique pour les conducteurs qui ne respectent pas les zones de baignades et aires protégées

–        Instauration d’un régime aggravé en cas de récidive

Ce texte aura également vocation à renforcer la prévention car elle est le meilleur moyen de lutter contre les comportements à risques. Nous souhaitons que ce texte concerne à la fois les plaisanciers et les professionnels.

Benjamin était un petit garçon dont l’humanité nous étonnait chaque jour. Sa bienveillance et son altruisme nous guideront pour toujours. Il était aussi un petit skipper plein d’avenir et la mer accompagnait ses rêves d’enfant au quotidien.

Afin que la mer demeure un espace de liberté, pour que chacun d’entre nous puisse naviguer avec sérénité, pour éviter à une famille de supporter l’insupportable, et enfin, pour honorer la mémoire de Benjamin, nous vous remercions de bien vouloir signer cette pétition.

Signer la pétition : https://c.org/bBFGQz9Sp5

Cécile et Cédric MANO

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