La FIN a publié ses chiffres. Les ventes de bateaux neufs ont diminué de 5,2 % en France entre septembre 2025 et août 2026, selon les chiffres présentés par la Fédération des Industries Nautiques. Dans un marché toujours marqué par la prudence des acheteurs, l’occasion, la location et les activités nautiques résistent mieux. La filière compte désormais sur les salons d’automne pour entretenir cette dynamique.
Le marché français de la plaisance reste orienté à la baisse, mais commence à montrer quelques signes de stabilisation. À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a présenté les premières tendances de l’été 2026 et les derniers chiffres disponibles sur les ventes de bateaux.
Entre septembre 2025 et août 2026, 7 230 bateaux neufs ont été vendus en France, contre 7 625 au cours des douze mois précédents. Cela représente une baisse de 5,2 %. Le recul atteint 6 % pour les voiliers et 5 % pour les bateaux à moteur.
Si la contraction du marché se poursuit, elle apparaît désormais plus modérée. Les professionnels restent néanmoins confrontés à des acheteurs prudents, qui prennent davantage de temps avant de s’engager et arbitrent plus fortement leurs dépenses.
Le marché de l’occasion résiste mieux
Avec 57 595 transactions enregistrées sur la période, contre 59 856 un an auparavant, le marché de l’occasion recule de 3,8 %. Une baisse moins marquée que celle observée dans le neuf.
Cette évolution confirme une transformation progressive des comportements. L’envie de naviguer reste présente, mais les plaisanciers privilégient davantage l’achat d’occasion, la prolongation de la durée de vie de leur bateau ou la remise à niveau d’unités existantes.
Dans ce contexte, les activités d’entretien, de maintenance et de refit affichent une meilleure résistance que la construction et la vente de bateaux neufs. Cette tendance pourrait s’installer durablement, dans un marché où les considérations économiques se conjuguent désormais aux enjeux environnementaux.
Un été soutenu par les réservations de dernière minute
Les premières données de la saison estivale montrent également que l’attractivité des loisirs nautiques demeure forte. Après une avant-saison contrastée, le mois d’août a permis à plusieurs secteurs de rattraper une partie de leur retard.
La location de bateaux en mer a notamment bénéficié d’une forte hausse des réservations de dernière minute. Certains loueurs ont enregistré une progression pouvant atteindre 30 % sur les mois de juillet et août.
Les activités nautiques légères et de pleine nature, comme la voile légère, le kayak, les stages ou les locations de courte durée, ont également bien résisté. Elles continuent notamment d’attirer les jeunes pratiquants, avec des formules plus souples et plus accessibles que l’achat d’un bateau.
La situation reste toutefois très variable selon les territoires. La météo, les incendies survenus en Occitanie et en Gironde ainsi que les restrictions de navigation ont pesé sur certaines destinations.
La location fluviale a notamment été pénalisée par la sécheresse et la baisse du niveau de plusieurs voies navigables, malgré une demande toujours présente. Les ports de plaisance dressent, de leur côté, un bilan globalement satisfaisant et espèrent prolonger leur saison au cours du mois de septembre.
Plus généralement, les professionnels constatent des réservations plus tardives, des séjours plus courts et des dépenses plus surveillées.
Les salons d’automne attendus par les professionnels
La filière nautique compte maintenant sur les grands rendez-vous du second semestre pour soutenir l’activité commerciale et préparer la saison suivante.
Le Cannes Yachting Festival ouvrira la séquence du 8 au 13 septembre 2026. Il sera suivi par le Grand Pavois de La Rochelle, organisé du 22 au 27 septembre, puis par le Metstrade d’Amsterdam, du 17 au 19 novembre. Le Paris Nautic Show se tiendra ensuite du 25 au 29 novembre.
Ces événements doivent permettre aux constructeurs, équipementiers et entreprises de services de présenter leurs nouveautés, mais aussi de rencontrer des clients devenus plus difficiles à convaincre. Les essais, les initiations et les expériences proposées au public occupent désormais une place croissante dans la stratégie des salons.
« La pratique reste dynamique et notre filière continue de s’adapter aux évolutions du marché, d’innover et d’investir dans la transition environnementale », souligne Jean-Paul Chapeleau, président de la Fédération des Industries Nautiques.
Pour la FIN, Cannes, La Rochelle et Paris constituent trois rendez-vous complémentaires, capables de répondre à des publics et à des segments de marché différents. Leur fréquentation, mais surtout le niveau des commandes enregistrées, permettra de mieux mesurer l’état réel du marché à l’approche de 2027.
Le prochain International Multihull Show de La Grande Motte, programmé du 21 au 25 avril 2027, constituera ensuite le premier grand rendez-vous français de la saison suivante.


















