Yann Eliès, Pieter Heerema et Conrad Colman en course

Yann Eliès est reparti. Pour se qualifier pour le Vendée Globe, il doit terminer cette transat absolument donc cette fois-ci, pour ce nouveau départ, il fera « gaffe aux OFNI.

Après le retour en course hier après-midi vers 15h de Jean-Pierre Dick (StMichel – Virbac), c’est également Pieter Heerema (No Way Back) qui est reparti de Newport, pile au moment où Jean-Pierre Dick croisait la route de Conrad Colman (100% Natural Energy) ! Conrad, parti de New York hier vers 6h30 après avoir réglé d’incontournables points techniques avant sa traversée, a rapidement été pris dans une bulle anticyclonique… qui a piégé le skipper de StMichel – Virbac peu après. À 1 – 2 nœuds ce matin, ils peinent encore dans cette zone sans vent, tandis que Yann et Pieter à 10 milles dans leur nord-est ne devraient pas tarder à être à leur tour ralentis. Contraints de contourner les DST, ces zones dédiées au trafic maritime, ils foncent dans le piège…

Une longue journée sans vent s’annonce malheureusement au large des côtes américaines. Ce soir, bonne et mauvaise nouvelle : la brise revient, mais par l’est. Casse, pétole et près : c’est la triple peine pour ces quatre concurrents qui ont cependant la chance de pouvoir régater de concert, de faire le match dans le match.


2016_06_01_yann-elies-jour-3_preview_vf par CourseAuLarge

Yann, que s’est-il passé ?
« Je progressais au reaching à 15-17 nœuds de moyenne. Le choc a été assez violent car le bateau s’est bien arrêté. Dans un premier temps, je suis allé voir l’étrave en me demandant si je n’avais pas percuté une bouée puis, constatant qu’il n’y avait pas de souci à cet endroit, j’ai directement filé au niveau de la dérive et là, j’ai tout de suite vu qu’il y avait une voie d’eau. Cogner un truc dans cette zone est quelque chose que je redoutais avant même le départ car je savais, comme les autres, que ça risquait d’être un peu compliqué avec les nombreux animaux qui y traînent. Malgré les précautions de la direction de course, qui avait mis en place une zone d’exclusion pour limiter ce genre de pépins, nous sommes plus de cinq à avoir tapé. Nous ne l’avons pas tous fait de la même façon. Certains auront sans doute un peu plus de chance que d’autres, avec des dommages un peu moins sérieux mais c’est sûr que le fait d’être lancés au portant comme nous l’étions a augmenté la puissance des impacts. »

La décision de vous dérouter a-t-elle été évidente pour vous ?
« Au final, le puits est quand même bien abîmé. La preuve, j’ai rentré entre 50 et 100 litres d’eau par heure dans le bateau sur la route de Newport. C’est le type de chose que l’on n’endigue pas avec une éponge ! D’ailleurs, j’ai dû faire marcher la pompe tous les quarts d’heures pour vider. Je n’ai aucun doute sur le fait que j’ai bien fait de faire demi-tour. C’était vraiment plus sûr, car traverser l’Atlantique avec une telle voie d’eau, et avec le risque qu’elle s’aggrave, ça n’aurait pas franchement été raisonnable, surtout à six moins du départ du Vendée Globe ».

 

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