Vendée Globe. La Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne partira le 4 juillet

Lorient La Base, Défi Azimut 2019. Lorient La Base, Défi Azimut 2019. Jeudi 19 septembre, départ des 48heures © Yvan Zedda

La Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne partira le 4 juillet. Ce sera une course océanique en solitaire de 3 600 milles (6 600 km) autour d’un grand triangle culminant aux abords du cercle polaire. Cette épreuve organisée par la Classe IMOCA, en collaboration avec la société Sea to See, et parrainée par la Vendée et la ville des Sables d’Olonne, est un véritable « prologue » pour le Vendée Globe. Elle permettra aux skippers d’éprouver leur bateau récemment sorti de chantier et, pour certains, de se qualifier pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance du 8 novembre prochain.

La course devrait durer dix à douze jours de mer en solitaire – départ et arrivée aux Sables d’Olonne – l’ouest de l’Islande et le nord des Açores. La liste définitive des concurrents sera connue début juin. Les demandes d’autorisations sont également en cours avec le soutien de la Fédération Française de Voile. « Ce sera la seule course hauturière, sportive et technique en solitaire que les skippers pourront disputer avant le départ du Vendée Globe le 8 novembre et, pour cela, il était très important qu’elle ait lieu, » explique Jacques Caraës, directeur de course de la Vendée-Arctique-les Sables d’Olonne et du Vendée Globe. « Sportivement, les marins ont besoin de naviguer en configuration solitaire. Techniquement, ils doivent valider les modifications effectuées cet hiver en chantier. Enfin, elle donnera à 11 skippers * la possibilité de se qualifier pour le tour du monde en solitaire. »

« C’est un parcours ambitieux, » poursuit Jacques Caraës. « Sur ce grand triangle de 3 600 milles (d’une distance équivalente à celle d’une transat), l’idée est d’aller chercher des systèmes météo actifs dans le nord de l’Atlantique et de faire naviguer les bateaux à différentes allures et dans différentes conditions. Avec la présence de glaces dans l’ouest de l’Islande, nous aurons le même genre de contraintes que dans le Grand Sud : il faudra mettre en place une zone d’exclusion pour éviter les bancs de banquise dérivants. » La volonté de la Classe IMOCA était en effet de confronter la flotte à des conditions et des situations variées pour la roder au mieux, avant le périple cet hiver autour de la planète.

La date de départ, le 4 juillet a été pressentie afin de répondre à des questions de timing :
1/ donner assez de temps aux skippers pour tester leur monocoque à l’issue des chantiers opérés cet hiver.
2/ garder une marge de manœuvre technique, en vue du 8 novembre.

Symbole important de cette petite répétition générale : aux Sables d’Olonne, les positions des lignes de départ et d’arrivée devraient être les mêmes que celles du Vendée Globe.

Une organisation adaptée aux contraintes sanitaires
Pour exister, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne doit s’adapter à la donne sanitaire. Il n’y aura donc pas de village de départ sur place, ni d’accueil de public. Les marins sont invités à se rendre directement sur la ligne de départ depuis leur port d’attache, sans passer par les pontons. En amont de la course, ils devront se soumettre à un test sérologique suivi d’un confinement strict de cinq jours. Le dispositif d’arrivée pourrait être plus souple si la situation le permet mais, pour l’heure, le principe de précaution impose un scenario strict et une organisation centrée sur le sportif, la sécurité et une communication 100% digitale.

Course au large, science et littérature
Si le contexte actuel impose d’inventer de nouvelles formes d’action, l’attrait d’une telle course, lui, demeure. L’organisation et les marins sont mobilisés pour partager au quotidien leurs aventures, leurs émotions et raconter au fil des heures l’histoire de la Vendée-Arctique–Les Sables d’Olonne via des images et des messages du bord. Le partenariat avec les Éditions Gallimard, réunissant écrivains et navigateurs autour de thèmes liés au voyage maritime, offrira au public de belles échappées littéraires. Enfin, les liens noués entre la Classe IMOCA, l’UNESCO et nouvellement l’Institut Pasteur, se concrétiseront par des actions de soutien à la recherche médicale et environnementale.

* 7 skippers doivent effectuer un parcours en solitaire de 2000 milles, validé par la Direction de course (Alex Thomson, Nicolas Troussel, Sébastien Simon, Sébastien Destremau, Didac Costa, Conrad Colman et Louis Burton). 4 doivent courir et terminer l’équivalent d’une transat en solitaire (Kojiro Shiraishi, Armel Tripon, Isabelle Joschke et Clément Giraud).