Vendée Globe. Une expérience hors-norme pour Clarisse

Photo envoyée depuis le bateau Banque Populaire X pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 14 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Clarisse Cremer)

Clarisse Crémer n’avait jamais passé une seule nuit en mer seule il y a 4 ans. Elle fait aujourd’hui le Vendée Globe. Une expérience hors-norme guidée par une équipe qui la soutient dont Ronan Lucas, Directeur du team Banque Populaire. Il fait le point sur le la course de Clarisse.

« Dans les prochains jours, elle va profiter de belles conditions de glisse dans du vent maniable et au portant », explique Roman Lucas. « On aime bien cette partie de l’Atlantique car les températures sont agréables et les conditions pas trop extrêmes. Cela va permettre à Clarisse de se ressourcer et d’emmagasiner de l’énergie avant les conditions plus rudes dans le Sud. Il y aura tout de même des changements de voiles d’avant à faire, qui sont toujours intenses. »

La prochaine grosse difficulté se dressant sur la route de Clarisse est le fameux Pot au noir, une zone marquée par sa très grande instabilité météorologique. « Difficile à anticiper mais elle pourrait commencer à entrer dans le Pot au noir jeudi. Il n’a pas l’air des plus actifs et il est possible que les concurrents de devant soient davantage ralentis. Mais ça reste le Pot au noir… La situation peut évoluer très vite », analyse Ronan Lucas.

« Clarisse est en forme, motivée. On la sent vraiment rentrer dans son tour du monde »

En contact très régulier avec Clarisse, le directeur du team Banque Populaire nous donne des nouvelles fraîches sur l’état d’esprit de la navigatrice : « Clarisse est en forme, motivée. On la sent vraiment rentrer dans son tour du monde. Elle prend soin d’elle et de son bateau. Elle répare les petits bobos du bord. Ça fait plaisir de la voir évoluer après les appréhensions des premiers jours qui sont normales car il n’est jamais évident de quitter la terre. »

« Clarisse aura des opportunités de recoller »

Clarisse a joué la carte de la prudence pour aborder la tempête Thêta, en incurvant sa route vers l’Ouest pour éviter les conditions les plus rudes. Un choix totalement compris par Ronan Lucas : « Le Vendée Globe est un marathon et nous sommes très contents qu’elle ait ménagé le bateau, c’était un choix de raison. On ne lui reprochera jamais d’être trop prudente. Tout ce qu’on fait subir au bateau, on le paye tôt ou tard. Il va encore se passer énormément de choses, elle aura des opportunités de recoller aux marins avec qui elle veut batailler. Clarisse vit son Vendée Globe en fonction de son rythme physiologique, de son état de forme, de son bateau. Elle fait une course intelligente. »