Vendée Globe. Passage de l’antiméridien pour Yannick Bestaven

Yannick Bestaven s'entrainant à bord de Maitre Coq, pour le Vendee Globe. (Photo Jean-Marie LIOT / Maître Coq)

Yannick Bestaven est toujours en tête avec Maitre CoQ et a passer la longitude 180° correspondant à l’antiméridien ! Derrière l’écart se stabilise avec Apivia et LinkedOut ainsi qu’avec le reste de la flotte qui tricotte le long de la zone des glaces.

Les degrés de longitude Est avaient pris deux lettres en plus, Ouest à bord de Mitre CoQ. Et comme l’antiméridien correspond également à la ligne de changement d’heure, le skipper de Maître CoQ IV a reculé dans le temps. Un moment important du tour du monde en solitaire, car il marque la route du retour à la maison : les degrés de longitude vont maintenant décroître chaque jour jusqu’au cap Horn…

Le passage de l’antiméridien n’a rien d’anecdotique après 42 jours passés en mer en solitaire et en compétition. Psychologiquement, Yannick Bestaven, en tête depuis quatre jours, se sent bien dans ses pompes. Et cela se voit : il devance de 120 milles Apivia et de 172 milles LinkedOut, dispose d’un angle de vent beaucoup plus favorable que ses adversaires obligés d’aligner les empannages, et trace sa route. En revanche, la suite promet bien des tracas avec peu de vent et une navigation au près. Maître CoQ IV, s’il continue d’aller vite, pourrait éviter les hautes pressions et s’échapper ! Heures cruciales à venir… Ce qui est sûr et qui promet une deuxième partie de Vendée Globe palpitante, c’est que les 11 premiers monocoques se tiennent seulement en 800 milles et que le chemin pour rejoindre le cap Horn n’est pas bien clair. Le suspense dure et va s’intensifier ! Sur son nouveau plan Manuard à nez rond, Armel Tripon, 14e au pointage, zen et tout sourire, reste à l’affût : « C’est une nouvelle phase de jeu jusqu’au Cap Horn, les cartes peuvent encore se redistribuer et il y aura des opportunités jusqu’au bout. »

A l’arrière, Alan Roura sur La Fabrique va enfin doubler le cap australien, deuxième point de passage officiel du Vendée Globe. Alan se languissait de rejoindre le Leeuwin après un océan Indien, non pas dur, mais capricieux. À 350 milles de son tableau arrière, la flotte affiche de belles vitesses moyennes en avant d’un front générant du vent de nord-ouest idéal pour cavaler. La Britannique Pip Hare, 17e, recolle à Arnaud Boissières. Sur son plan Pierre Rolland de 1999, construit à l’époque par Bernard Stamm à Lesconil, Pip fait décidément des lumières sur son premier Vendée Globe. Et son Medallia connaît la route du globe, c’est son 5eme tour du monde !