Vendée Globe. Louis Burton ” Valider ma dernière qualification pour le Vendée”

© Vincent Olivaud

A 35 ans, cet ancien benjamin du Vendée Globe 2012 a bien grandi et c’est fort de son expérience et de ses connaissances qu’il quittera le port des Sables d’Olonne le 8 novembre prochain pour réaliser son 3ème Tour du Monde sans escale et sans assistance sous les couleurs de son fidèle partenaire Bureau Vallée, avec qui il célèbrera ses 10 ans de collaboration.
Mais avant de mettre le cap sur le Vendée Globe, Louis prend soin de son Imoca et poursuit sa préparation physique et mentale.

L’imoca Bureau Vallée II de retour dans le grand bain
Après 6 mois de chantier (dont deux mois et demi de confinement) à Saint-Malo pour préparer et optimiser au mieux sa configuration Vendée Globe, Bureau Vallée II a retrouvé aujourd’hui son élément naturel. Cette mise à l’eau ouvre une nouvelle phase de préparation et de fiabilisation en vue du Vendée Globe pour Louis Burton et l’ensemble de l’équipe. En sortant de son hangar, Bureau Vallée II a d’abord retrouvé sa quille, puis aujourd’hui son mât, après avoir été mis à l’eau. Un moment que Louis Burton attendait avec impatience depuis des semaines :
« Le bateau est en pleine forme grâce aux efforts de l’équipe technique. La dernière Transat Jacques Vabre m’a permis de constater que mon bateau était fiable et qu’il allait vite. J’ai hâte de prendre le large et de valider ma dernière qualification pour le Vendée. Je dois faire 2 000 miles en solitaire. Après, avec Arthur Hubert et toute l’équipe, nous allons encore affiner la performance du bateau pendant les entraînements ».

Se préparer à l’Everest des mers

Malgré le retard dans le planning engendré par la crise sanitaire, Louis Burton et son équipe abordent avec confiance les mois à venir.
En parallèle de tout le travail effectué sur le bateau, Louis est entouré pour optimiser sa préparation personnelle d’une équipe de préparateurs physiques et sportifs, avec une nouveauté pour lui : la préparation mentale. Sur un IMOCA, chaque manœuvre en solitaire est une grande dépense d’énergie. En fonction des conditions météo, l’anticipation de chaque étape est essentielle.
« Je n’ai pas fait de réelle pause après la Transat Jacques Vabre. Je continue une préparation physique et sportive complète avec ma coach Solène Chauvet. Quelque chose de fiable et dans la durée. Je travaille notamment sur le renforcement musculaire et la récupération pour être moins fatigué que sur mon dernier Vendée Globe. L’idée c’est de mieux résister à l’effort physique continu qui m’attend sur le prochain Vendée » explique Louis Burton, avant de parler de sa préparation mentale : « C’est la première fois que je fais une préparation de ce type. C’est un travail très important, qui va me permettre d’optimiser mes efforts et ma motivation pendant la course. Avec ma coach Claire Desmars, l’objectif est de notamment mieux gérer la pression ou pouvoir m’endormir plus facilement».

Pour ce départ du Vendée Globe, Bureau Vallée II fera partie des bateaux les plus légers de la flotte.

« Afin d’être prêt pour le départ, toute l’équipe autour du projet a travaillé main dans la main pour préparer au mieux le bateau. Nous avons la chance d’avoir eu le temps d’opérer plusieurs changements et de réfléchir aux améliorations que nous pouvions apporter à Bureau Vallée II. La première étape était de venir greffer des vérins de réglage d’incidence sur les foils, désormais autorisés depuis la dernière édition du Vendée Globe. Une évolution considérable testée lors de la Transat Jacques Vabre 2019. Dans un second temps, nous avons travaillé sur l’ergonomie du cockpit, afin de le protéger davantage et d’avoir la possibilité de le fermer intégralement, à l’image des bateaux de dernière génération. Ce chantier est un peu particulier contrairement aux autres courses. Nous repartons intégralement sur des matériaux neufs afin d’être dans les meilleures conditions possibles sachant que ces pièces ont une durée de vie qui correspond à peu près à un Tour du Monde » confesse Louis Burton.