Vendée Globe. Jean Le Cam : ” Il y aura une explosion d’émotions à l’arrivée ! “

#EN# Photo sent from aboard the boat Yes We Cam! during the Vendee Globe sailing race on December 3, 2020. (Photo by skipper Kevin Escoffier/PRB) Kevin Escoffier takes a picture of Jean Le Cam in action, onboard after PRB boat had sinked #FR# Photo envoyée depuis le bateau Yes We Cam! pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 3 Décembre 2020. (Photo prise par le skipper Kevin Escoffier/PRB) Kevin Escoffier prend une photo de Jean Le Cam en navigation, les 2 skippers sont ensemble à bord après que l’Imoca PRB ait coulé

Jean Le Cam à la vacation ce vendredi 22 janvier se projette sur son retour à terre et sur l’intensité de l’arrivée qui s’annonce proportionnelle à la dureté de la course. 

« La dorsale anticyclonique est assez étendue, les premiers sont passés au Nord de la dorsale. Apivia doit avoir moins de vent que Bureau Vallée 2. C’est intéressant ce qui se passe en tête, c’est sûr. Qui va finir devant l’autre ? Ça va peut-être être une course de vitesse. Il ne faut pas oublier Boris (Herrmann), il a un peu de retard mais quand même…

Ça va être compliqué d’être dans le match jusqu’au bout, sauf si les bateaux de tête ont des problèmes, car on a quand même un paquet de retard. Pour moi ça va se jouer entre Apivia (Charlie Dalin), Bureau Vallée 2 (Louis Burton) et l’outsider Seaexplorer – Yacht Club de Monaco (Boris Herrmann). Bureau Vallée 2 a un avantage car il a plus de pression. On connait sa capacité à aller vite dans la baston, il ne va pas hésiter. Moi j’aime bien le 1, le 3, le 5 et le 8. Pour le moment je suis 8ème. La 2ème et la 4ème place, c’est la place des cons. Quand tu es 2ème, tu n’as pas gagné et quand tu es 4ème, tu n’es pas monté sur le podium. Donc après, il faut passer 5ème ! 6 ou 7 ça ne me passionne pas ! 

À propos de l’arrivée

Tout est tellement compliqué pour les arrivées… J’essaye de ne pas trop me poser de question. Ça a été une course hyper difficile. Je ne sais pas comment ça va se passer. L’après Vendée Globe n’est jamais simple. Mais là, ça m’a l’air compliqué à terre. Personnellement, j’ai vécu des moments très difficiles. Je ne sais pas quoi dire…

Chacun est différent et vit son arrivée à sa manière. C’est toujours un moment très fort. C’est l’aboutissement d’un parcours, tu revois les gens qui t’ont suivi pendant presque trois mois. Il y a les gens qui ont préparé le bateau, la famille. Plus la course est difficile, plus l’arrivée est intense. Et là on a vécu un truc de malade, je n’avais jamais connu ça avant. Donc ce sera forcément très intense. C’est dur d’imaginer ce qui va se passer tant que tu n’y es pas. Mais tu sais que d’un coup, ça se libère, c’est une bombe atomique, un feu d’artifice ! C’est une explosion d’émotions. »