Vendée Globe. Des foils en C pour l’IMOCA Arkea-Paprec

©Martin Viezzer / ARKEA PAPREC

Remis à l’eau mi-mai, ARKEA PAPREC a été doté d’une nouvelle paire de foils en forme de C, complètement différente de la première. Sur la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne dont il prendra le départ ce samedi, Sébastien Simon a un objectif en tête : appréhender le bateau avec ses nouveaux appendices et étudier son fonctionnement afin de le fiabiliser.

De retour sur l’eau après plusieurs mois de chantier et de confinement, Sébastien Simon ne cache pas son plaisir. Surtout depuis que son 60 pieds a reçu ses nouveaux foils dont la forme tranche complètement avec la première paire. Comme très souvent dans ces projets prototypes où le développement est constant, Sébastien Simon et son équipe avaient réfléchi à une deuxième paire de foils dès la conception d’ARKEA PAPREC. Restait à choisir leur forme en se basant sur l’expérience acquise à bord du monocoque mais aussi grâce aux observations des nouveaux foilers.

« Nous avons fait le choix de la forme des nouveaux foils pendant la Transat Jacques Vabre » explique le skipper d’ARKEA PAPREC. « Nous savions déjà que le bateau avait un très bon potentiel au reaching mais nous avions des lacunes au portant VMG*. La seule manière de faire fonctionner un bateau comme celui-là au portant (une allure majoritairement rencontrée sur le Vendée Globe) était de faire des foils à rayon constant**, en forme de C. »

« Pendant la course, nous avons vite été convaincus par les performances d’Hugo Boss avant son abandon » poursuit Sébastien. « Nous avons donc lancé les études sur des foils similaires à ceux qui équipent le monocoque d’Alex Thomson. C’était le moment pour nous de faire un choix beaucoup plus tranché, avec des foils typés pour le Vendée Globe, pour de la mer au portant. C’est dans ces conditions que les bateaux sont vraiment difficiles. Ils accélèrent fort, plantent, décélèrent, c’est usant à bord. Notre but était d’avoir un bateau beaucoup plus maniable au portant. »

Sébastien Simon reste tout de même conscient du travail à accomplir pour fiabiliser son monocoque en vue du Vendée Globe qui sera lancé dans seulement 4 mois. La Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, dernière grande course avant le tour du monde, le skipper sablais l’aborde avant tout comme une occasion d’engranger des connaissances sur ARKEA PAPREC dans sa nouvelle configuration :
« je dois encore en apprendre sur le bateau et l’éprouver dans différentes conditions. C’est un des objectifs principaux. Le deuxième sera de finaliser ma qualification pour le Vendée Globe en parcourant 2 000 milles. »

Le parcours, une boucle de 3 600 milles au départ et à l’arrivée aux Sables d’Olonne, sera totalement défini demain, jeudi par la direction de course. « Nous ne savons pas encore dans quel sens nous allons partir. Si l’on part vers le Nord, vers l’Islande, c’est un parcours au près alors que si l’on descend d’abord au sud vers les Açores, c’est plutôt du portant » précise Sébastien. « J’espère que l’on va favoriser un parcours au portant qui ressemble plus au Vendée Globe mais je m’adapterai ! »