Vendée Globe. Comment Thomas Ruyant a-t-il coupé son foil ? – La vidéo

Pas simple de couper son foil en mer. Thomas Ruyant a du s’y résoudre pour conserver l’intégrité de son bateau.
Alors qu’il vient tout juste de sortir de la nasse anticyclonique, Thomas Ruyant sur LinkedOut revient sur son problème de foil bâbord qu’il a dû couper en pleine mer, une opération délicate et seulement possible dans les petits airs…

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Ce matin à la vacation

« Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais mon foil bâbord était bien fissuré au niveau du coude. Avec mon équipe à terre et les architectes, on a pris la décision de couper une partie du « tip » (zone verticale du foil). Désormais, le foil est rentré dans son puits sans « rake » (incidence donnant de la portance à l’appendice pour soulager la coque, voire « voler ») : il ne sert plus à grand-chose mais au moins, il ne risque pas de provoquer des avaries s’il casse. Il ne reste plus qu’un bout qui sort de la coque. Cela ne va pas m’empêcher d’aller vite et de faire ma course !
J’ai une scie sabre à bord, mais il a fallu que je sorte du bateau pour opérer : j’ai pu faire quelques images que vous verrez samedi. C’était tout de même un beau dossier à gérer ! J’ai profité du peu de vent de jeudi pour m’occuper de ça… Mais il a quand même fallu que je me suspende au-dessus du foil : j’ai retiré environ deux mètres de « tip ».
Les conséquences, si je ne faisais rien, c’est qu’un morceau vienne endommager l’outrigger qui tient le mât et/ou la coque ou le puits de foil. Il y avait trop de risque pour l’intégrité du bateau : avec moins de tip, LinkedOut a moins de puissance en tribord amures.
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