Vendée Globe. Benjamin Dutreux : “Une première semaine intense où je me suis régalé !”

Photo envoyée depuis le bateau OMIA - Water Family pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 15 Novembre 2020. (Photo prise par la skipper Benjamin Dutreux

Benjamin Dutreux, bizuth de ce Vendée Globe, à bord de son IMOCA Omia-Water Family, aura passé toute la première semaine du Vendée Globe aux avant-postes aux côtés de Jean Le Cam et Alex Thomson. Il revient pour Course Au Large sur son début de course.

La première semaine est passée super vite. C’était super intense. Il y avait beaucoup de manœuvres à faire. Beaucoup de stratégies. C’était intéressant. C’est marrant avec Jean, on n’avait pas du tout pris les mêmes options pour le premier front et on se retrouve quasiment ensemble au Cap Finisterre et après on a bien bataillé sur les placements. Il allait toujours un petit peu plus vite que moi mais j’ai réussi deux trois fois à repasser devant. C’était plutôt sympa. Après, il a fait le break. Il a renvoyé le spi et pas moi. Je pense qu’il aurait fallu que je le renvoie, j’ai perdu pas mal de terrain et après il n’a fait que creuser par devant. Il est toujours un peu plus rapide. Il connait bien son bateau. Il a bien bossé sur sa petite mobylette ou son Solex comme il dit. Il reste un marin incroyable. Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Je n’ai pas réussi à échanger à la VHF avec lui. J’ai essayé mais soit il faisait la sieste, soit il n’était pas sur le bon canal.

Sinon super début de course. Je me suis régalé. Il y a toujours eu du match, du contact. C’était plutôt sympa, intense. C’est passé super vite. Mais je suis sortie plutôt crevé. Donc j’étais content de renter dans les alizés et de faire ce long bord même s’il commence à être un peu long. De ne rien faire, toujours régler les voiles. C’est un peu long mais le pot au noir est arrivé. Je suis dedans. Cela remet un peu d’action. Le bateau, tout va bien à bord. 2-3 trucs à gérer mais rien d’alarmant. C’est déjà réparé.