Vendée Globe. Alex Thomson qualifié officiellement avec son Hugo Boss

Alex Thomson a choisi de ne pas participer à la Vendée Arctique Race pour se focaliser sur le développement de son Imoca Hugo Boss et pour ne pas prendre le risque de casser à 4 mois du départ. Le navigateur britannique a assuré sa place sur la ligne de départ en faisant sa qualification. Il a effectué une traversée de six jours en solitaire à bord de son bateau de course IMOCA 60, HUGO BOSS, officialisant sa qualification pour la course, qui débute le 8 novembre prochain.

« J’ai eu un bon mélange de conditions, de 2 nœuds jusqu’à 40 nœuds, certaines au près et d’autres au portant. C’était un très bon test du bateau. J’ai dû faire face à quelques défis en cours de route, mais c’est en partie pour cela que nous faisions cette qualification.
« C’est la première fois que je navigue en solitaire sur ce bateau et je peux vous dire que c’est un vrai plaisir de naviguer seul. J’ai été épaté par ses performances et je suis ravi des derniers réglages. Être à l’intérieur du cockpit, protégé des éléments, change vraiment la donne, d’autant plus que le fait de naviguer au large est beaucoup plus physique ».
Alex Thomson fera ainsi partie de la trentaine de skippers qui participeront cette année au Vendée Globe, une course en solitaire autour du monde de 24 000 milles qui a lieu tous les quatre ans au départ des Sables-d’Olonne.
Pour pouvoir participer à la course, les skippers doivent répondre à certains critères. Pour Alex Thomson, qui a terminé deuxième lors de l’édition 2016-17 du Vendée Globe avec son précédent bateau, il devait effectuer un passage de 2 000 nm à bord du nouveau HUGO BOSS, qui a été conçu et construit spécialement pour lui en vue de la course de 2020.
Et si le Britannique a effectué ses premiers milles en solitaire, il n’a pas manqué de garder un œil sur les autres skippers IMOCA qui étaient engagés sur la Vendée-Arctique : « Bien sûr, nous avons été déçus de ne pas participer à la course ». Alex Thomson a poursuivi. « Je la suivais de près depuis le bateau ; c’était fascinant du début à la fin. Mais même si nous aurions aimé être là, nous n’étions pas prêts pour participer à la course. C’était un trop grand risque pour nous de prendre le départ si près du Vendée Globe. C’était la bonne décision à prendre. »
Après avoir terminé les deux dernières éditions du Vendée Globe à la troisième et deuxième place, le skipper et son équipe concentrent toute leur énergie à assurer une victoire en 2020-21 : « Nous sommes dans une course contre la montre jusqu’à la ligne de départ, donc chaque jour compte d’ici là » a-t-il déclaré. « Chaque jour, nous en apprenons davantage sur le bateau et ce processus d’apprentissage se poursuivra jusqu’au départ de la course. Nous n’avons qu’un seul objectif : gagner. Rien d’autre ne compte, et tout ce que nous ferons d’ici au 8 novembre doit nous rapprocher de cet objectif ».