VDH : ” Je suis content d’avoir fini”

Arrivé au ponton devant une foule de journalistes, VDH a été salués par Don Mcintyre, l’organisateur de la course et Sir robin Knox johnston. Il a pu goûter au champagne avant de répondre aux premières questions :
Je suis content d’avoir fini, d’arriver. La course était étrange. Je ne m’attendais pas à cela. Je pensais qu’on allait être groupés mais je me suis retrouvé vite seul. Nous étions trois au début avec Philippe Péché et Mark Slats à descendre l’Atlantique mais quand Philippe a abandonné, je me suis retrouvé tout seul dans le sud. Le passage le plus dur aura été mon chavirage juste avant le Cap Horn. Quand le bateau est remonté, tout était détendu et je me suis dit que c’était terminé, mais j’ai commencé à réfléchir, foutu pour foutu, je vais essayer de réparer. Je suis monté 7 fois dans mon mât. J’ai passé le Cap Horn. Je voyais Mark revenir et je ne pouvais rien y faire. J’ai perdu 5 jours dans cette histoire. Ce qui a été fatiguant, c’est la succession des dépressions. C’est usant. Ce que l’on fait là, c’est beaucoup une question de moral. C’est plus utile d’avoir du moral que d’avoir de la force physique. A 73 ans on peut faire encore beaucoup de choses.
A bord, il se passe une certaine routine. Il faut être en phase avec soi-même. Cela a été moins dur que le deuxième Vende Globe mais sur cette course c’est très différent parce qu’on est occupé par une multitude de choses, la météo, faire le point au sextant. Sur le Vendée Globe, les concurrents peuvent échapper aux dépressions mais nos bateaux, eux, sont obligés de subir. Il faut être capable de supporter cela. J’ai pris du plaisir. Je ne repartirai pas parce que je suis trop vieux.
C’est à cause de Sir Robin que l’on a fait cela. Ce sont des histoires de légendes. J’ai rêvé de tous ceux qui nous ont précédé.
Dans le brouhaha, Sir Robin Knox Johnston a salué VDH en lui disant qu’il lui avait pris son record. VDH, seul français en course s’est amusé à dire : ” Heureusement que j’ai sauvé l’honneur des français.”